L’impact économique de la guerre au Moyen-Orient se fait déjà sentir partout dans le monde, avec des marchés énergétiques instables, des interruptions logistiques et des hausses de prix dans de multiples secteurs quelques heures après l’ultimatum des États-Unis à l’Iran sur le détroit d’Ormuz.
Le pétrole reste sans direction claire, avec une hausse du pétrole brut américain et une baisse du Brent, reflétant l’incertitude qui domine les marchés. Cette volatilité se traduit par des effets concrets : Madagascar a déclaré l’état d’urgence énergétique en raison de problèmes d’approvisionnement, tandis que le principal port de Bahreïn va suspendre temporairement son activité.
La hausse des prix des carburants a déjà des conséquences directes sur la vie quotidienne. À Buenos Aires, la fréquence des bus a été réduite en raison du manque de diesel, et dans le secteur aérien, on s’attend à des augmentations « inévitables » du prix des billets. En Europe, la montée en puissance de l’énergie rend plus chers les matériaux clés de la construction, comme le PVC ou les isolants.
Face à ce scénario, la Banque centrale européenne prévient que la dépendance aux combustibles fossiles est devenue l’une des principales vulnérabilités du continent, rendant difficile le contrôle de l’inflation et augmentant l’exposition aux crises géopolitiques comme celle actuelle.