Le chef de l’opposition n’a jamais boudé cette question centrale, celle d’un éventuel soutien à une motion de censure. « Je ne manque pas d’envie, je manque de voix », a-t-il souligné ad nauseam à différents moments de l’actuelle législature, la première complète à résider au poste de commandement de Gênes.
Bien que la salle des machines du parti populaire ait dû faire et refaire encore et encore la liste d’arguments pour éclaircir cette question qui est invariablement mise sur la table lorsque éclatent des scandales qui affectent la Moncloa, notamment le cas Koldo en 2024, le cas Cerdán l’année dernière à la même époque et maintenant l’accusation de l’ancien président du gouvernement, José Luis Rodríguez Zapatero, et l’ordonnance du juge Santiago Pedraz qui jette les bases d’une enquête sur le prétendu complot de des égouts du PSOE par l’intermédiaire du célèbre « plombier » de Ferraz, Leire Díez.
Désormais, l’idée est de remettre la balle dans le camp de Junts et du PNV et ainsi relâcher la pression interne. C’est pourquoi Feijóo a lancé lundi sur Telecinco, où il a ouvert la semaine avec une interview approfondie, l’engagement que, si nécessaire, il n’offrirait que « la décence et les élections ». Autrement dit, des élections anticipées seraient bientôt convoquées. Le porte-parole national, Borja Sémper, a évité de donner davantage d’indices. Des sources au sein de la direction nationale considèrent que les propos du président du parti ne sont pas nouveaux et qu’ils font simplement appel à une idée centrale, à savoir que ce sont les nationalistes catalans et basques qui ont le plus d’enjeux dans cette affaire. « Il faut leur demander », insistent-ils presque invariablement.