Joaquín Prat a exprimé clairement ce lundi 30 décembre dans l’émission Telecinco ‘Voyons’ son malaise face à la situation que continuent de vivre les personnes touchées par DANA dans la Communauté valencienne. A propos de Paiporta, Prat a lancé une accusation qui a eu un fort écho : « Beaucoup ont le sentiment que ce qu’ils veulent, c’est qu’ils quittent leurs villes, leurs villes ! « Laissez-les abandonner leurs racines, leurs amis, leurs connaissances, leur famille… et cela ne peut pas être le cas. ».
Le commentaire de Prat intervient à un moment d’analyse sur la reconstruction des zones affectées par DANA. Dans son discours, il a souligné les progrès limités de l’aide promise, qui n’est pas encore parvenue à de nombreuses familles qui ont tout perdu. « Deux mois se sont écoulés depuis la tragédie du 29 octobre, et ce que nous pouvons prouver à 100%, c’est que sur les 223 victimes officielles, seules 47 familles ont reçu une indemnisation. Et ce que nous pouvons prouver à 100%, c’est que sur les 16 600 000 000 promis par le gouvernement, seuls 945 ont été distribués, soit un peu plus de 5%. « Deux mois plus tard »a-t-il commenté.
Dans une vidéo montrant le programme, on a pu voir les récentes manifestations contre la gestion des autorités, ce qui a mis en évidence la frustration croissante des personnes concernées. Face aux images, Prat n’a pas hésité à poursuivre sa plainte : « Ce n’est que si vous êtes là que vous avez une réelle dimension de ce que cela a été pour ces gens. Et nous, nous tous qui sommes allés là-bas, par exemple Íñigo Reyes, qui est toujours à Paiporta, nous partons de là, nous revenons « Ils sont toujours là. Ils enlèvent toujours la boue, maintenant moins… Des conditions insalubres, en attente d’une aide qui n’arrive pas. ».
Le présentateur a approfondi le sujet encore plus en s’adressant directement à son journaliste : « Je sais, Íñigo, je t’attends là, mais donne-moi une seconde. Où est l’aide du gouvernement ? Celle de la Generalitat ? Comment pouvons-nous demander à ces personnes de continuer leur vie alors qu’elles n’ont pas le soutien nécessaire ? »a-t-il insisté.