C’est un mystère. Depuis l’annonce mardi dernier du cessez-le-feu temporaire entre l’Iran, les États-Unis et Israël, le statut du détroit d’Ormuz reste un véritable mystère. Washington a assuré que l’Iran avait accepté de l’ouvrir et de laisser couler le pétrole, comme avant le conflit, par cette route stratégique, qui représente 20 % du commerce mondial total de pétrole brut et de gaz. Ormuz, à la pointe sud du golfe Persique, est bordée par l’Iran sur la côte nord et par Oman sur la côte sud. Mais depuis l’accord annoncé mardi soir, seule une poignée de cargos ont traversé le détroit. L’Iran assure qu’il n’autorisera le passage que si les navires se coordonnent avec la République islamique et paient des frais pour le passage. Ormuz n’est donc ni ouverte ni fermée. « C’est ouvert, mais il y a des restrictions techniques à cause de la guerre. Il y a des limites techniques, et c’est pourquoi tout navire qui veut passer par le détroit d’Ormuz doit d’abord communiquer avec notre armée. La route est très étroite et nous devons être très prudents pour la sécurité des cargos. Pendant la guerre, nous avons pris des mesures, comme l’exploitation minière de l’endroit, et il y a encore beaucoup (de mines) dans la région. Nous avons les cartes », a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères, Saeed Jatibzadeh, à la télévision. Jeudi. ITV britannique. Lisez la chronique complète d’Adrià Rocha Cutiller.