FONCTION PUBLIQUE | Augmentation des salaires des fonctionnaires : ce que propose le gouvernement, combien de travailleurs cela concerne et quand elle sera perçue

Le gouvernement négocie ces jours-ci avec les syndicats majoritaires de la fonction publique un accord visant à augmenter les salaires des fonctionnaires. L’Exécutif doit encore aborder la mise à jour des salaires de cette année et de ceux des années à venir et, à cette fin, il a déjà tenu plusieurs réunions avec le CCOO, l’UGT et la Csif pour tenter de s’entendre sur des conditions qui touchent directement les poches de millions de personnes aux différents niveaux et domaines de l’Administration.

Ce sont les clés d’une négociation qui est toujours en cours et qui pourra être résolue dans les prochains jours, d’une manière ou d’une autre pour les fonctionnaires.

Le Gouvernement propose actuellement d’augmenter les salaires des fonctionnaires de 11% de manière cumulative jusqu’à l’année 2028. Autrement dit, il s’engage à convenir des augmentations correspondant aux années 2025 – en attente depuis janvier -, 2026, 2027 et 2028. Ces 11% sont la deuxième offre de l’Exécutif ; le premier était de 10 %.

Une augmentation sur quatre ans qui n’a cependant pas encore détaillé comment elle envisage de se structurer. On ne sait pas encore de combien les salaires augmenteront cette année ou dans les années à venir, c’est-à-dire qu’on ne sait pas si cette année l’augmentation sera de 3 % ou de 1 %.

Bien qu’il n’ait pas défini la répartition des augmentations, il a établi une limite initiale et l’augmentation cumulée pour cette année et l’année suivante ne peut excéder 4 %. C’est un problème aux yeux des centrales électriques.

Pour mettre les choses en perspective, entre 2022 et 2024, la précédente augmentation, soit un cumul de 9,5%, avait été convenue. Si vous regardez le secteur privé, cette année, les conventions collectives qui sont en cours de renouvellement sont signées à 4,15 %.

Les augmentations négociées par le gouvernement et les syndicats concerneront plus de trois millions de salariés du secteur public. Et ce qui est négocié au niveau de l’État est alors obligatoire pour le reste des entités du secteur public, des communautés autonomes aux municipalités, en passant par les entreprises publiques.

Le chiffre final de l’augmentation des salaires dépend uniquement du gouvernement, même s’il essaie toujours de parvenir à un consensus avec tout ou partie des syndicats. En supposant que cette augmentation de 11% aboutisse enfin, le montant final que recevrait chaque fonctionnaire varierait considérablement en fonction de sa catégorie, de son ancienneté et de sa destination, entre autres.

Pour donner un exemple, un travailleur de la Generalitat de Catalogne, de catégorie C2 – l’une des plus nombreuses – et avec trois ans d’expérience, gagne aujourd’hui un salaire de 1.494 euros par mois (en 14 versements). Si une augmentation cumulée de 11 % est appliquée – ce qui n’équivaut pas à augmenter directement le salaire de 11 % – elle atteindra environ 1 664 euros. Autrement dit, l’accord impliquera une augmentation finale de salaire de 170 euros par mois pour cette catégorie et cette ancienneté.

Le gouvernement n’a pas encore défini de combien exactement les salaires augmenteront cette année dans la fonction publique. Depuis janvier, les salaires sont gelés et cela ne va pas changer pour le reste de l’année. Une fois que l’Exécutif est d’accord ou non avec les centrales électriques, il doit rédiger un arrêté royal pour que la nouvelle augmentation entre en vigueur et doit le faire avec effet rétroactif au 1er janvier 2025.

Pour le payer, vous devez le faire via un versement extraordinaire qui compense les mois de retard. Et pour cela il faut activer les mécanismes internes de mise à jour des paies, ce qui peut prendre plusieurs semaines et dépend aussi de la diligence de chaque administration. Entre toutes les procédures et les délais, il est peu probable que l’argent parvienne dans les poches des fonctionnaires avant le premier trimestre 2026.

Il n’y a pas de consensus parmi les trois syndicats les plus représentatifs de la fonction publique sur la dernière proposition du gouvernement. CCOO et UGT ont salué l’amélioration d’un point – de 10% à 11% – et doivent consulter leurs instances internes pour la réponse définitive.

Ils sont enclins à oui, mais ils craignent que les salaires ne puissent augmenter que de 4% entre cette année et l’année prochaine, car cela se traduirait à court terme par une perte de pouvoir d’achat pour les fonctionnaires, même si dans le calcul total le bilan pourrait être positif.

La Csif, quant à elle, maintient une position plus conflictuelle avec le Gouvernement. Il n’a plus signé l’accord précédent et considère qu’il est insuffisant, qu’à court terme il est négatif et qu’à long terme il ne compense pas la perte de pouvoir d’achat accumulée au cours de la dernière décennie.

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