Le Parti populaire remporterait les élections régionales du 15 mars en Castille-et-León face à un Parti socialiste qui résisterait à l’attraction et à l’avancée contenue de Vox, qui verrait son soutien augmenter, bien que dans une mesure bien moindre qu’en Estrémadure et en Aragon. Tel est le scénario politique tracé par l’enquête réalisée par Gesop pour La Opinión-El Correo de Zamora et qui donne la certitude que seule la droite aurait la possibilité de former un gouvernement, étant donné qu’à gauche il n’y aurait pas de somme possible face au déclin du localisme comme Soria Now ! et l’inutilité d’Izquierda Unida, Sumar et Podemos, qui obtiendraient séparément la même représentation que celle qu’ils avaient obtenue ensemble il y a quatre ans.
L’estimation accorde à Alfonso Fernández Mañueco une nouvelle victoire, la deuxième consécutive, qui permettrait au Parti populaire d’atteindre quatre décennies ininterrompues à la tête de la Junta de Castilla y León. Avec un pourcentage de 29,6% et une fourchette comprise entre 29 et 32 sièges, le résultat du parti populaire serait pratiquement identique à celui des dernières élections, où il avait réussi à occuper 31 sièges aux Cortés. Loin de la majorité absolue, marquée par 42 avocats, l’entente avec Vox semble nécessaire pour parvenir à une investiture satisfaisante.
Estimation des sièges aux élections régionales du 15M. /LOZ
Le Parti Socialiste de Carlos Martínez résiste au défi de la droite et maintient les mêmes chiffres atteints par Luis Tudanca il y a quatre ans. La principale formation d’opposition accuserait une baisse similaire à celle des formations populaires en intention de vote, de deux points, pour atteindre 27,5%. La magistrature rouge serait composée de 26 à 29 avocats, ce qui serait un excellent résultat pour un candidat sans précédent, dont l’objectif était de conserver les 28 sièges remportés lors de la dernière soirée électorale.
Troisièmement, surfant sur la vague nationale qui l’a amené à devenir un élément clé tant en Aragon qu’en Estrémadure, Vox apparaît avec une augmentation de près de trois points d’intentions de vote, passant des 17,4% récoltés en 2022 aux 20% qu’elle obtiendrait lors des urnes de dimanche prochain. La formation dirigée par Carlos Pollán non seulement conserverait confortablement ses 13 sièges, mais serait également en mesure de concourir pour un éventail de 16 à 19 avocats dans un duel face à face avec le Parti populaire. L’extrême droite gagne et convainc chez les plus jeunes, où elle est l’option majoritaire, même si sa sympathie s’effondre après 45 ans.

C’est ainsi qu’ont voté les Castillans et les Léonais en 2022. /LOZ
Le quatrième parti le plus représenté au Parlement serait l’Union populaire léonaise, qui parviendrait à remporter les trois sièges remportés dans la province de León il y a quatre ans. Cependant, celui qui s’essouffle dans le chapitre sur les régionalismes et les localismes est Soria ¡Ya!, qui en 2022 a réussi à amener trois parlementaires à Valladolid et qui se battrait désormais entre un et deux sièges avec un PSOE que l’influence de Carlos Martínez renforce dans cette circonscription. Pour Ávila, il répéterait le siège obtenu lors des dernières élections.
L’arc parlementaire serait fermé par Izquierda Unida-Sumar, qui parviendrait à placer Juan Gascón aux Cortes avec 4% d’intentions de vote, lui ôtant ainsi le seul siège détenu jusqu’à présent par Podemos. La formation violette tomberait à 2,1% et repartirait bredouille d’élections visant une réédition du pacte que le Parti populaire et Vox avaient déjà formalisé en 2022 comme premier test de gouvernement autonome entre les deux formations.