De nombreux Espagnols décident de partir vers d’autres pays à la recherche de meilleures opportunités d’emploi et d’un salaire plus élevé. L’Australie est l’une des destinations les plus attractives, car elle offre une qualité de vie supérieure et un marché du travail très attractif pour les jeunes.
Certains des emplois les plus populaires parmi les jeunes Espagnols sont l’hôtellerie, le travail dans les mines, la construction, le nettoyage et la garde d’enfants en tant que « fille au pair ». Toutefois, les emplois saisonniers se démarquent également.
Nerea, une jeune Espagnole, connue sur les réseaux sociaux sous le nom de @nereaexplora, vit en Australie et travaille comme ouvrière saisonnière à la cueillette de myrtilles depuis cinq semaines.
Forte de son expérience, Nerea a voulu montrer une réalité moins idéalisée de ce type de travail dans le pays. Durant les cinq semaines qu’il passa à cueillir des bleuets, ses revenus furent très irréguliers et dépendaient en grande partie de la météo et du volume de travail disponible.
La première semaine, elle a gagné 923 dollars, mais la seconde, ce chiffre est tombé à 224 : « Au lieu d’un salaire, le patron nous a donné un peu d’argent pour que nous puissions acheter du riz et des pâtes, car rien d’autre. »
Il explique également qu’ils travaillent dans des conditions de travail « occasionnelles », chose courante dans la campagne australienne : « Nous facturons un peu plus de l’heure, 29,38 dollars, mais si vous tombez malade, vous n’êtes pas payé ; vous n’avez pas de vacances ; s’il fait très chaud, vous n’êtes pas payé ; s’il pleut, vous n’êtes pas payé… ».
Les semaines suivantes reflètent les mêmes montagnes russes : 898 dollars pour la troisième, 680 pour la quatrième et 723 pour la cinquième. « S’il pleut, les myrtilles sont très humides et si vous les mettez dans le seau si humides, elles pourrissent, donc vous ne travaillez pas non plus », explique-t-il à propos de l’un des principaux problèmes du travail.
Au total, il a gagné 3.451,11 dollars nets, soit environ 2.078 euros pour cinq semaines d’effort physique intense : « Financièrement, cela n’en vaut pas la peine, à mon avis », dit-il, tout en reconnaissant qu’il l’a choisi pour d’autres raisons, comme travailler avec des amis ou avancer avec le visa.
Il propose néanmoins une dernière réflexion : « 2 000 euros pour cinq semaines à se courber sous le soleil… Voyons si cela apparaît aussi dans l’actualité et pas seulement dans des chiffres énormes ».