La défense de l’ancien président José Luis Rodríguez Zapatero a demandé au juge et au fisc de suspendre l’inspection que le Trésor a ouverte après son inculpation, et qui s’étend à son épouse, et qu’il considère comme « unilatérale » et initiée « de manière capricieuse ».
L’ancien leader du PSOE a envoyé une lettre à l’Agence Fiscale dans laquelle il demande de déclarer la nullité des contrôles fiscaux ou, de manière subsidiaire, que le Trésor suspende d’office ses actions de contrôle en raison d’une procédure pénale préjudiciable, puisque Rodríguez Zapatero fait l’objet d’une enquête pénale devant le Tribunal National.
La défense de Zapatero affirme que, bien qu’une procédure pénale soit en cours, « l’AEAT décide unilatéralement et capricieusement d’entamer une procédure d’inspection de même portée, ce qui est interdit par la Constitution ».
De plus, en communiquant son inspection, le Trésor demande la collaboration tant de Zapatero que de son épouse, María Sonsoles Espinosa, ce qui, de l’avis de son avocat, place l’ancien président « dans une alternative constitutionnellement diabolique, puisque la collaboration active avec l’AEAT peut être utilisée contre lui dans le cadre d’une procédure pénale ou, autrement, l’exposer à des reproches administratifs pour résistance, obstruction, excuse ou refus ».