Coffee Meets Bagel, l’appli de rencontre des femmes qui ont le dernier mot

2 semaines ago Sex High Tech 0

D’un coté il y a l’appli de rencontre à la mode et de l’autre, l’appli moins connue mais qui réunit des milliers de gens chaque jour. C’est le cas de Coffee Meets Bagel, (CMB) une appli de rencontre lancée en 2012 par trois femmes et qui voulait déjà à cette époque que ce soit les dames qui aient le dernier mot. Le point fort de cette appli, une vidéo que chaque membre peut enregistrer chaque jour, sans filtre ni trucage, pour ne pas être surpris le jour de la rencontre. 

Dans un souci de toujours apporter plus aux visiteurs de l’appli de rencontre Coffee Meets Bagel, les soeurs Kang ont décidé d’intégrer la vidéo à leur offre. « Nous avons pris conscience que les gens ne se sentent pas vraiment connectés les uns avec les autres tout le temps qu’ils ne se sont pas rencontrés » expliquait Dawoo Kang une des fondatrice de l’appli de rencontre. La vidéo devrait permettre d’offrir une première forme de rencontre, une approche plus réelle que les photos uploadées par les visiteurs et qui peuvent être retouchée. 

Chaque jour, CMB demande aux utilisateurs de répondre, en vidéo, à la question du jour. « Embrassez vous au premier rendez vous ? » ou « Qu’avez vous fait de plus fou lors d’une première rencontre » ou encore « Quelle est la chose la plus chère que vous ayez cassée« . La réponse doit tenir en 8 secondes. Ensuite les visiteurs peuvent parcourir les vidéos des personnes proches d’elles pour faire leur sélection. Toutes les 24 heures les vidéos sont effacées pour être remplacées par celle du jour. Comme il n’y a aucun filtre, comme sur Snapchat, par exemple, impossible de tricher et c’est bien la personne telle qu’elle est vraiment qui apparaît. Selon les responsables de l’appli de rencontre, plus de 50 % des utilisateurs ont apprécier cette nouvelle offre qui augmente la visibilité par cinq.

CMB fonctionne pour l’instant en mode freemium ce qui permet d’avoir un certain nombre de mise en contact gratuite. Il suffit d’acheter des Beans (la monnaie virtuelle de Coffee Meets Bagel) pour avoir plus de possibilités.

Trois soeurs à l’origine de l’appli de rencontre

L'appli de rencontre Coffee meets Bagel
Dawoon Kang – Arum Kank – Soo Kang, les trois soeurs à l’origine de Coffee Meets Bagel

A l’origine de CMB, on retrouve les trois soeurs Kang, Dawoon, Arum et Soo. Quand on lit leur biographie, on se dit que rien ne prédisposait ces trois jeunes femmes de New York à devenir les dirigeantes d’un site de rencontre. Dawoon Kang a fait des études de Business à Stanford, avant de devenir la Vice Président de North Asia Investment Team, Arum Kang a un diplôme de Marketing de l’Université de Pennsylvanie et un MBA de Business à Harvard enfin Soo Kang est diplômée en Communication et Design et a travaillé pour de nombreuses marques réputées dont Moët Hennessy.

Quand les soeurs lancent CMB en 2012, elles le font dans un esprit bien précis. Créer l’appli de rencontre la plus adaptée pour femmes en accordant de l’importance à la qualité et la sécurité. Le principe de départ offre la possibilité aux hommes d’indiquer quelles sont les femmes qui les intéressent, mais au final ce sont bien les femmes qui ont le dernier mot en acceptant ou pas de dialoguer avec les hommes qu’elles intéressent.

Chaque jour une nouvelle question en vidéo

Cette idée du #LadiesChoice (#lesFemmesOntLeDernierMot) est née de l’analyse du marché. Pour les soeurs Kang « Au cours des 4 premières années de CMB, nous avons constaté que les hommes et les femmes envisagent les rencontres différemment. C’est pourquoi nous proposons un service différencié pour les hommes et les femmes.«  

l'appli de rencontre Coffee Meets Bagel
Une question par jour pour mieux se faire connaître en vidéo

D’autre part, « la sélection sans fin des profil en zappant à droite ou à gauche, où il est facile de se faire ignorer et d’ignorer créant ce que l’on appelle le ghosting, est comme une vraie perte de temps » pour les fondatrices de l’appli. En donnant le dernier mot aux femmes, nous leur offrons plus de contrôle sur leurs rencontres. Nous leur permettons de recentrer leur temps et leur énergie sur les hommes qui se montrent sérieux et qui souhaitent vraiment vivre une relation amoureuse. »

Chaque jour à midi les hommes reçoivent une vingtaine de suggestion de 20 profils de qualité appelés « Bagels ». Ils aiment ou passent. Ensuite l’application va sélectionner les meilleurs profils possibles pour les proposer aux femmes parmi les hommes qui ont montré un intérêt. Ce seront elles qui choisiront si elles ont envie de prendre contact ou pas.

La raison qui a poussé les créatrices à adopter cette méthode tient dans la différence d’approche des hommes et des femmes. D’un coté les hommes aiment la sélection, et quand on leur pose la question, la moyenne des rencontres possibles tourne autour de 17. Les femmes, elles, sont plus sélectives et à la même question, elle répondent 4. Avec le principe du #LadiesChoice, les hommes reconnaissent avoir plus de possibilités de rencontres et les femmes un meilleur contrôle sur les discussions.

On le voit avec ce nouvel exemple, il ne faut pas toujours céder aux sirènes de la mode, il existe beaucoup d’applications de rencontres faites par des femmes pour des femmes, capables de vous rapprocher de la personnes qui partagera peut-être votre vie.

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