La Conférence épiscopale espagnole (CEE) a soutenu la Commission islamique jeudi après avoir connu la volonté du conseil municipal de Jumilla (Murcia) pour opposer son veto aux partis islamiques organisés dans des installations sportives publiques de la municipalité. Dans un communiqué, les évêques catholiques ont considéré que la restriction « est une discrimination qui ne peut pas se produire dans les sociétés démocratiques ».
PP et Vox conduisent une initiative qui peut empêcher la fin du Ramadan et de la fête d’agneau dans des installations sportives, les deux célébrations prévues pour le printemps prochain. Il s’agit du premier conseil municipal qui souhaite opposer son veto en Espagne les partis islamiques dans les espaces publics, une initiative détenue par le parti Abascal dans ses réseaux sociaux.
Compte tenu de cette décision, Cee a souligné ce jeudi que « les manifestations religieuses publiques, comprises comme la liberté de culte, sont protégées par le droit à la liberté religieuse, un droit humain fondamental protégé par la Constitution espagnole ».
En fait, les prélats espagnols soulignent que l’article 16.1 de la Charte MAGA garantit que «l’idéologique, religieuse et culte des cultes des individus et des communautés est garantie sans autre limitation, dans leurs manifestations, que celle nécessaire au maintien de l’ordre public protégé par la loi».
Ordre public
Par conséquent, selon l’épiscopat, « la seule intervention possible des autorités publiques est la perturbation de l’ordre public que ces célébrations peuvent provoquer », quelque chose qui « doit être valorisé avec l’objectivité des spécialistes et des critères techniques afin qu’il ne réponde pas à une décision arbitraire ou idéologique ».
« Les restrictions, si elles cherchent à protéger le bien commun, doivent être étendues à tout type de démonstration qui est effectuée dans les espaces publics et non seulement aux religieux », disent-ils de la conférence épiscopale.
Déclaration des droits de l’homme
Pour sa part, la CEE fait également référence à la Déclaration des droits de l’homme, qui, dans son article 18, stipule que « chaque personne a le droit à la liberté de pensée, à la conscience et à la religion; ce droit inclut la liberté de changer la religion ou la croyance, ainsi que la liberté d’exprimer leur religion ou leur croyance, individuelle et collectivement, à la fois publiquement et privé, par enseignement, culte, culte. »
Par conséquent, l’épiscopat espagnol conclut que « la limitation de ces droits attentive aux droits fondamentaux de tout être humain et n’affecte pas seulement un groupe religieux, mais toutes les confessions religieuses et aussi des non-croyants ».
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