Il y a près d’un an, en mars 2025, le Parlement a approuvé une résolution, avec les votes favorables du PSC, qui exhortait le gouvernement à préparer d’ici la fin de 2025 une application mobile qui, de « manière fluide, compréhensible et efficace », communiquerait aux utilisateurs les « incidents pouvant survenir dans la fourniture » du service ferroviaire Rodalies. Le nouveau calendrier géré par le Département du Territoire est que l’application sera prête ce semestre. Pour l’instant, selon des sources proches du dossier consultées par EL PERIÓDICO, le projet est déjà « en phase finale ». La conception de l’application est en cours de développement par Renfe. C’est précisément parce que des travaux sont déjà en cours que le gouvernement a rejeté à plusieurs reprises l’offre du programmeur informatique David Cortés, qui lui a offert l’application Transporta’m qu’il a lui-même développée gratuitement.
La nouvelle application est confrontée aux limitations des deux « applications » officielles actuellement disponibles pour les utilisateurs ; celui de Rodalies et celui d’Adif. Le premier permet de consulter les trains prévus pour ce jour-là, mais dans de nombreux cas ces horaires ne sont pas réels et la consultation en temps réel n’est pas claire et échoue souvent. L’application Adif offre des informations en temps réel, même si elle rencontre des problèmes de communication dans certains cas, par exemple lorsqu’un train change brusquement de destination et s’arrête plus tôt que prévu ou lorsqu’un train est soudainement annulé et ne fournit pas de service depuis la gare principale.
Le succès de la nouvelle application dépendra en grande partie de la coordination des données entre Renfe et Adif
La nouvelle application sur laquelle Renfe travaille doit résoudre ces problèmes pour garantir que les informations sur les incidents survenus à Rodalies parviennent à l’utilisateur en temps réel. Aujourd’hui, certaines de ces informations sont d’abord transmises via les réseaux sociaux, puis intégrées dans les deux « applications », de sorte que les utilisateurs doivent passer d’une application à l’autre pour découvrir ce qui est arrivé à leur train.
Coordination Grande Renfe-Adif
La nouvelle plateforme devra également coordonner et unifier les informations émises par Renfe et Adif pour éviter toute confusion chez les utilisateurs. Ces données proviennent à la fois du centre de contrôle Adif, à la gare de França ; ainsi que le centre de gestion des Rodalies del Clot, la coordination entre les deux centres sera donc essentielle pour garantir le succès de la candidature. Actuellement, une partie du personnel de Renfe travaille déjà directement depuis les installations de l’Adif.
Les détails de la future application n’ont pas encore été dévoilés, même si les nouvelles de Renfe au niveau de l’État dans ce domaine donnent des indications sur ce à quoi ressemblera la nouvelle application Rodalies. L’opérateur public a promu deux sites Internet qui montrent en temps réel – ils sont mis à jour toutes les 30 secondes – les trains qui circulent sur le réseau ferroviaire espagnol. Le premier portail, lancé en novembre dernier, traite de tous les réseaux Cercanías au niveau de l’État, y compris Rodalies. Le second, entré en service samedi dernier, permet de localiser les trains de Grande Vitesse, Longue Distance et Moyenne Distance. Il est prévu que les deux sites Web soient intégrés à l’application officielle de Renfe, selon le président de l’entreprise, Álvaro Fernández Heredia.
Les deux portails ont un fonctionnement très similaire : les trains sont mis en évidence sur la visionneuse ou sur la carte avec un symbole qui change de couleur en fonction du retard accumulé. Si vous cliquez sur le symbole du train, un menu déroulant apparaît avec son origine et sa destination, l’heure d’arrivée prévue au prochain arrêt et le temps de retard exact. Les données de ces cartes sont publiques et des plateformes comme Google Maps peuvent également les utiliser.
Informations insuffisantes
Une autre option qui pourrait inspirer Renfe sont les « applications » promues par les utilisateurs eux-mêmes. L’une des plus populaires est Transporta’m, une application gratuite disponible sur les principales plateformes qui collecte des données ouvertes de Renfe et Adif et les adapte pour signaler les temps de passage des trains en temps réel. Son créateur, David Cortés, dénonce que les cartes promues par Renfe comportent de nombreuses erreurs. « Il suffit d’aller un jour à Sants et de voir combien de trains partent et combien apparaissent dans l’application… 50% des trains n’apparaissent pas », dit-il. « C’est visuellement attrayant, mais pas pratique pour un usage quotidien », déplore-t-il.
Pour Cortés, l’option est une application intuitive qui ressemble à la sienne. « On n’a pas besoin de savoir où est le train, mais plutôt de voir quand passe le prochain », explique l’informaticien, également membre de la plateforme Dignitat a les vies. En effet, Cortés affirme avoir offert gratuitement son « application » – qui compte environ 73 000 utilisateurs – au gouvernement et au président de Renfe, bien qu’à chaque fois ils aient rejeté l’offre parce qu’ils prétendaient travailler sur l’application officielle. « Ils l’ont toujours rejeté parce qu’il était clair que s’ils ne l’avaient pas fait auparavant, ce n’était pas à cause de problèmes techniques, mais à cause de problèmes politiques », estime le jeune homme, qui affirme également qu’après avoir rejeté son offre, le gouvernement lui a demandé des conseils gratuits.
Retards moyens par gare, direction et jour du R2Sud en janvier / Dignité aux Vies
Plus d’options
Transporta’m n’est pas la seule « application » pilotée par les utilisateurs pour surmonter les écueils habituels des plateformes officielles. Àlex Molina, un doubleur passionné de programmation, a développé « Ferroviaria », qui fonctionne de manière similaire à l’application Cortés, mais avec quelques détails supplémentaires. « L’application vous avertit si le métro que vous entendez arriver est le vôtre ou s’il va dans la direction opposée, pour ne pas courir insensé », explique-t-il.
Et pour éviter les données ouvertes, une équipe de l’Université Pompeu Fabra (UPF) a développé « l’application » Rodalinets, qui, en plus des données sur les trains programmés, collecte en temps réel les informations proposées par les utilisateurs pour affiner leurs prévisions d’horaires grâce à l’intelligence artificielle.
Par ailleurs, il existe des plateformes permettant de collecter directement des données sur les retards accumulés sur le réseau Rodalies. L’un d’eux est ponctuel.cat, un travail de troisième cycle de Quan van der Knokke, qui met à la disposition des utilisateurs un site Internet sur lequel ils peuvent connaître la probabilité d’arriver à destination à temps.