Candice Solère, autrice B-Sensory : « Mon cerveau a la capacité de détourner chaque chose qui l’entoure en un sujet érotique »

3 mois ago Sex High Tech 0

Dossier B-Sensory : chapitre 6

Candice Solère travaille avec B-Sensory depuis le début. Convaincue par le concept qu’elle juge novateur et intéressant, elle est également utilisatrice et profondément convaincue du produit et de l’idée portée par une équipe fraîche, dynamique et motivée. Comme Candice Solère aime le dire, son parcours se dessine au gré de ses nombreuses rencontres qu’elle aime riches et diversifiées. De nature curieuse et profondément passionnée, Candice Solère écoute avant tout son instinct. Elle nous a également envoyé ses réponses par mail qui nous publions telles que reçues.

Sexhightech :  Quel a été le déclencheur qui vous a donné envie d’écrire de la littérature érotique ?

Candice Solère : Vous écrivez d’abord des lettres endiablées à vos amants/maitresses, vous écrivez ensuite pour vous, vous partagez sur votre blog et un jour on vous dit, mais pourquoi tu n’enverrais pas tes textes à un éditeur ? Et c’est comme ça que tout a commencer pour moi.

Etiez-vous lectrice de textes érotiques avant de commencer à écrire ? 

Oui absolument. Je pense que c’est un univers absolument fantastique. C’est une belle façon, à l’adolescence aussi,  de découvrir la sexualité autrement. Cela développe l’imaginaire au lieu de se matraquer la tête avec les images faussées du porno. A chacun son support mais la littérature érotique a toujours été pour moi un univers magique.

Sur B Sensory, on parle de lecture augmentée, liée à un sextoy qui vibre sur certains passages. Est-ce une contrainte pour écrire ? Est ce que cela influence votre manière de construire l’histoire ?

Non ce n’est pas une contrainte.  Comme pour toute nouvelle il faut respecter une certaine longueur de texte et quand on écrit de l’érotique il faut bien évidemment stimuler le lecteur avec des scènes coquines.  Je  fais  donc monter la température crescendo. Qu’il y ait ou non  un sextoy connecté,  les textes seront coquins. Par contre,  pour le lecteur c’est jackpot, #onlygoodvibes.

De part le lien entre texte et sextoy, ce sont essentiellement des femmes qui lisent vos textes sur B Sensory. Est-ce que écrire pour des femmes a aussi une influence sur l’écriture ou écrivez-vous de la même manière pour tout public ?

Je ne suis pas sûre qu’il n’y ait que des femmes qui lisent à travers la plateforme et d’ailleurs de multiples jeux peuvent être mis en place en couple avec le Little Bird. Rien n’empêche monsieur de faire la lecture à madame pendant qu’elle porte le sextoy.

En ce qui concerne mes nouvelles, je ne les écris donc pas en pensant que se sont principalement des femmes qui vont les lire.

Je couche des mots sur le papier,  tout simplement pour celui ou celle qui désirera découvrir mon univers.

Avez-vous des auteurs références dans la littérature érotique ? 

Oui bien sûr, j’ai grandi avec les écrits de Françoise Rey (qui est d’ailleurs la marraine du projet B-Sensosry ) et de Régine Desforges. Je me suis par la suite intéressée à bien d’autres auteurs plus classiques.

Comment trouve-t-on l’inspiration pour écrire des histoires érotiques ? 

J’ai une imagination débordante, mon cerveau a la capacité de détourner chaque chose qui l’entoure en un sujet érotique (rires). L’inspiration est partout, elle peut partir d’un objet, d’un lieu, d’une personne, les possibilités sont infinies.

Souvent les auteurs « mainstream » disent qu’ils mettent une part d’eux dans leurs écrits, est-ce le cas pour vous ?  Pour les scènes, c’est pure invention, fantasme ou vécu ?

C’est une question que l’on me pose souvent. Je crois que c’est un fantasme pour le lecteur de se dire que l’auteure a vécu toutes ces choses… Pour vous répondre, je crois que c’est un beau mélange de tout,  en ce qui me concerne.

Parlez-nous de l’univers de vos histoires ? 

J’aime écrire des histoires qui peuvent arriver, j’aime quand le lecteur peut s’identifier et rentrer facilement dans les péripéties des personnages. Mes nouvelles sont principalement lesbiennes mais certaines de mes héroïnes sont bisexuelles aussi. Les femmes sont donc omniprésentes. Je privilégie les atmosphères très sensuelles et érotiques, je déteste le vulgaire et je saupoudre toujours mes écrits d’une pointe d’humour qui me caractérise.

Quels sont selon vous vos 3 meilleures nouvelles chez B Sensory ?

Pour B sensory, j’écris une série qui s’appelle Folle d’L qui est une histoire lesbienne. 5 épisodes sont pour l’instant disponibles et le premier est en lecture gratuite ce qui permet aux lecteurs de découvrir les aventures d’Alice et Lauren les deux héroïnes.

Je sélectionnerai également la voix d’Ally et l’Anse noire. Après c’est une affaire de goût !

10 : Si vous deviez en une phrase motiver une lectrice à vous lire que diriez-vous ?

Si vous aimez la sensualité, les atmosphères brulantes, les caresses torrides et les baisers endiablés, vous aimerez découvrir mon univers. Mes nouvelles sont une alternance de douceur et de forte tension sexuelle entre les personnages.

J’aime faire passer des bons moments à mes lectrices/lecteurs. Une écriture fraîche, contemporaine, décomplexée avec une pointe d’humour !

 

Les différents chapitres du dossier B-Sensory

1°) B-Sensory, une reférence dans la sextech
2°) Christel Le Coq : Offrir un kiosque de littérature érotique
3°) Olivier Keraval : La puissance de l’écriture féminine
4°) Viviane Faure : Mettre en scène le plaisir féminin
5°) Léon de Griffes : Une belle imagination pour des histoires tordues
6°) Candice Solère : Détourner chaque chose en objet érotique
7°) Anthony Elliott : Les femmes sont plus exigentes
8°) Gaëlle : Little Bird, une forme d’introspection

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