Il cyberintimidation, cyberharcèlement, humiliation publique avec des images fausses ou authentiques, des menaces… L’Europe va systématiquement analyser, pendant trois ans, les réseaux sociaux, les moteurs de recherche internet, les grandes plateformes en ligne pour chercher des trous dans lesquels des femmes, des mineurs sont attaqués et le reste de la société avec des contenus toxiques et criminels.
La violence de genre en ligne est l’un des sujets de préoccupation qui composent un nouveau contrat, doté de 12 millions d’euros et d’une durée de trois ans, que la Commission européenne vient de rendre publique pour des groupes d’experts en renseignement et sécurité numérique.
La Commission sollicite une assistance pour constituer un corpus d’informations sur comportement pernicieux ou criminel sur le réseau, dans le cadre du Loi sur les services numériqueset avec la violence de genre comme l’un des domaines clés de cet embryon de service européen de renseignement numérique.
Cyberintimidation, discrimination, diffusion non consensuelle des contenus intimes feront l’objet d’une surveillance, mais aussi de ce que les experts policiers appellent « cyberincitation à la violence ou à la haine ».
La mission consiste, en plus de préparer des analyses détaillées, à effectuer une veille sur les principaux moteurs et plateformes de recherche. en ligne trouver « les acteurs étatiques et non étatiques », leurs « groupes, réseaux et spectre idéologique » et les tactiques qu’ils utilisent pour générer des discours de haine de genre, du harcèlement sexuel, de la sextorsionn, les usurpations d’identité et l’appel « désinformation sur le genre ».
Pour chacun de ces types d’actions criminelles ou malveillantes, la Commission européenne envisage d’obtenir des informations détaillées sur les dommages. Parmi ces dommages, le contrat qui a été appelé cite « l’effet de museler et entraver la participation sociale et politique des victimes et des survivants », mais aussi l’impact des affaires sur « leur bien-être physique et mental, leur situation économique, leur vie éducative et professionnelle » de ces victimes.
Relation avec le terrorisme
Dans le cadre de la loi européenne sur les services numériques, les autorités européennes vont charger les experts engagés de rechercher des liens entre les violence de genre en ligne et technologique (connu dans l’UE sous le nom de TFGBV (La technologie facilite la violence basée sur le genre, dans laquelle interviennent Internet et l’intelligence artificielle) et la diffusion de « discours de haine illégaux ».
Aussi, les vigiles de l’espace numérique auront pour mission de rechercher « les intersections et les connexions » entre cette violence virtuelle de genre et la « diffusion de contenus terroristes et extrémiste violent.
Les vigilants qui s’efforcent d’accumuler des informations pour protéger l’Union devront analyser Si les « mesures d’atténuation » fonctionnent qui sont déployés à ces fins.
langage misogyne
Mais ils ne collecteront pas seulement des sites, des comptes, des profils toxiques… Ils analyseront aussi la culture interne de ces courants qui circulent dans le monde virtuel. À cette fin, le contrat d’un million de dollars de la Commission comprend le développement d’un lexique de mots et d’expressions misogynes.
L’appel d’offres prévoit la commande d’une analyse « intersectionnelle » spéciale considérant l’intersection de la violence de genre en ligne avec des caractéristiques légalement protégées : race, religion, origine ethnique, handicaporientation sexuelle…
Les analyses doivent s’arrêter au attaques contre des personnalités politiques et publiques LGTBQ+, journalistes, militants, chercheurs et défenseurs des droits de l’Homme. Tout cela, également dans le but que la Commission européenne puisse analyser les risques.
Pornographie
Les grandes plateformes de diffusion de contenu porno Ils seront également sous cette surveillance. Tous les grands les diffuseurs du matériel X dans les réseaux seront catalogués et classés dans un fichier à la disposition des autorités européennes pour l’élaboration de stratégies de prévention ou de surveillance des infractions à la loi sur les services numériques.
Le nouveau contrat bruxellois prévoit de générer des alertes internes sur « contenu ayant des effets négatifs réels ou prévisibles » qui peuvent affecter l’exercice des droits fondamentaux, le discours civique, les processus électoraux et la sécurité publique.
Mais là où le mandat de la Commission européenne met l’accent sur ce domaine spécifique de la surveillance, c’est dans le « protection de la santé publique et des mineurs », et d’éventuelles « conséquences graves pour le bien-être physique et mental de la personne » lors de la consommation de contenus sur Internet.
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