Bruxelles alloue 7 millions d’euros pour protéger les mangues et avocats produits en Espagne contre ceux du Mercosur

À l’heure du changement climatique accéléré et des nouvelles tendances chez les consommateurs, la culture de fruits jusqu’à récemment considérés comme exotiques ou tropicaux est devenue une alternative pour les producteurs, notamment parce que l’augmentation des vagues de chaleur ou des précipitations intenses modifient les conditions de culture des productions traditionnelles. « En fait, certains de ces fruits, comme l’avocat et la mangue, sont déjà tellement consolidés qu’ils pourraient être décrits comme les leurs », explique Juan José Hueso, spécialiste de la culture fruitière à la Station expérimentale de Cajamar, située à El Ejido (Almería), un centre de recherche agronomique qui travaille dans ce domaine depuis des années. Sa présence croissante dans les campagnes espagnoles, notamment dans l’Axarquía de Malaga, sur la côte tropicale de Grenade et dans une partie du Levant, a fait de l’Espagne le premier pays de l’Union européenne à produire ces deux aliments et le troisième fournisseur du continent (derrière les Pays-Bas et le Pérou).