Bruxelles accepte les engagements d’Apple d’ouvrir son service de paiement mobile à ses concurrents

La Commission européenne a accepté les engagements proposés par le multinationale Apple permettre à ses concurrents d’accéder à ses technologie de paiement mobile « tap and go » (ou technologie NFC) des iPhones. « Désormais, les concurrents seront en mesure de concurrencer efficacement Apple Pay en matière de paiements mobiles avec l’iPhone en magasin » et « les consommateurs auront le choix entre une gamme plus large de portefeuilles mobiles sécurisés et innovants », a célébré le vice-président exécutif de la société. Commission, Margrethe Vestagerqui a mis en évidence que payer par téléphone est sûr et pratique.

Les engagements, qui répondent aux préoccupations exprimées en 2022 par la Commission européenne en raison du refus initial de l’entreprise d’accorder l’accès à ses concurrents, seront désormais contraignants pour l’entreprise à la pomme qui devra jusqu’au 25 juillet pour les mettre en œuvre et sera en vigueur pendant une période de 10 ans. « Votre candidature sera supervisée par un administrateur de contrôle nommé par Apple qui fera rapport à la Commission dans le même délai », a expliqué l’exécutif communautaire dans un communiqué.

Apple Pay est le Le propre portefeuille mobile d’Apple utilisé pour permettre aux utilisateurs d’iPhone de payer avec leurs appareils dans les magasins et en ligne. Les iPhones d’Apple fonctionnent exclusivement sur le système d’exploitation d’Apple « iOS » et Apple contrôle tous les aspects de son écosystème, y compris les conditions d’accès pour les développeurs de portefeuilles mobiles. Dans son analyse préliminaire, le Community Executive a conclu que l’entreprise californienne avait un pouvoir de marché important sur le marché des appareils mobiles intelligents et un position dominante sur le marché des portefeuilles mobiles iOS en magasin car Apple Pay est le seul portefeuille mobile capable d’accéder au matériel et aux logiciels NFC sur iOS pour les paiements en magasin.

Négociation avec Bruxelles

Pour répondre aux préoccupations de Bruxelles, Apple a répondu à la fin de l’année dernière avec une série de changements permettant aux fournisseurs de portefeuilles tiers d’accéder gratuitement à l’entrée NFC, sans avoir à utiliser Apple Pay ou Apple Wallet ainsi qu’un certain nombre d’autres engagements. Entre le 19 janvier 2024 et le 19 février 2024, Bruxelles a testé les engagements et consulté tous les tiers intéressés pour vérifier s’ils avaient résolu leurs problèmes de concurrence.

À la suite de cette consultation, Apple a modifié la proposition initiale et s’est engagé à élargir la possibilité d’initier des paiements avec les applications de paiement HCE sur d’autres terminaux certifiés par le secteur, tels que les téléphones professionnels ou les appareils utilisés comme terminaux (appelés SoftPOS), si ceci est activé ; supprimer l’obligation pour les développeurs de disposer d’une licence de fournisseur de services de paiement (PSP) ou d’un accord contraignant avec un PSP pour accéder à la passerelle NFC ; et permettre aux développeurs d’inviter les utilisateurs à configurer facilement leur application de paiement par défaut et de rediriger les utilisateurs vers la page des paramètres par défaut NFC, permettant ainsi les paramètres par défaut en quelques clics, entre autres mesures. Tous ces changements satisfont Bruxelles et résolvent les problèmes de concurrence détectés.

« Grâce à ces engagements, les utilisateurs d’iPhone pourront utiliser leur portefeuille mobile préféré pour effectuer des paiements en magasin. Ils pourront le faire tout en profitant de toutes les fonctionnalités de l’iPhone, telles que Tap&go, Double-Click et FaceID. » expliqua Vestager. « A partir de maintenant, Apple ne pourra plus utiliser son contrôle sur l’écosystème iPhone pour exclure du marché d’autres portefeuilles mobiles », a-t-il souligné.