Dans l’histoire de la sextech, le 17 août 2018 marquera une date importante pour tous les fabricants, chercheurs et créateurs de sextoys connectés. C’est la date à laquelle le brevet “télédildonics” arrive à expiration. Désormais toute entreprise peut sortir son sex toy connecté sans risque de faire face à un procès pour contrefaçon.

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Le marché des sextoys est un marché évalué à 15 milliards de dollars et beaucoup de spécialistes prévoient une croissance importante pour cette industrie grâce à la baisse des tabous et l’implication de plus en plus forte des femmes dans la sextech. L’expiration du brevet et la suppression des nombreux obstacles aux sextoys connectés pourraient davantage stimuler cette croissance.

Pour les petites entreprises, comme celles que les détenteurs de brevets poursuivaient auparavant, un droit de licence pouvait constituer un obstacle important. Et même si une entreprise pouvait se permettre de payer cette taxe, comme We-Vibe, Kiiroo ou MysteryVibe, qui devaient également payer pour obtenir la licence du brevet, de nombreuses acteurs de la sextech considèrent l’expiration de ce brevet comme un avantage pour l’inventivité. Stephanie Alys, PDG de MysteryVibe, a confié à Gizmodo que «tout ce qui étouffe l’innovation est une honte», qualifiant la fin des brevets de «progrès pour l’industrie». Ajoutant que cela pourrait avoir un autre effet secondaire positif: amélioration des normes industrielles.

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Comme d'autres sociétés, Kiiroo avait du s'affranchir de la taxe pour développer ses produits connectés

Un brevet “télédildonics” détenu par une société qui ne fabriquait aucun sextoy

Les trolls de brevet freinent la création et l'entreprenariat

On pense pas quand on utilise un produit, une technologie, qu’il y a quelque part un inventeur qui a déposé un brevet pour son invention. Pour les sextoys commandé à distance, ce que l’on appelle la télédildonique, un brevet avait été déposé le 17 aout 1998 par trois hommes, Warren J. Sandvick, Jim W. Hughes et David Alan Atkinson. Le texte de ce brevet était suffisamment vague pour empêcher quiconque de faire un produit connecté. Enregistré sour le numéro 6 368 268, il a entraîné de nombreuses poursuites contre des sociétés de la sextech pour contrefaçon, les empêchant de mener à terme leur développement.

Le plus intéressant dans cette histoire est que le brevet à été transféré trois fois pour finir à la société Tzu Technologies, une société qui ne produit aucun appareil connecté. De telles sociétés sont mêmes désignées sous le terme de “trolls de brevet” par tous ceux qui pensent, et on aurait tendance à être d’accord, qu’il est inacceptable qu’une société puisse en menacer ou poursuivre une autre pour contrefaçons tout en ne produisant aucun produit elle même.

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Les brevets favorisent aussi l’innovation…

… en protégeant tous ceux qui développent une invention nouvelle

La loi américaine sur les brevets accorde un protection pendant 20 à une personne ou une entreprise qui développe un invention nouvelle et utile. Avec possibilité pour le détenteur d’exclure des tiers de l’utilisation de la technologie. A l’heure de l’open source où tout est accessible, il n’en reste pas moins important que des personnes ou des sociétés qui investissent du temps et de l’argent pour développer une invention nouvelle puisse être protégée, au risque de ne plus voir de recherche effectuée.

L’expiration de ce brevet “télédildonics” devrait permettre à de nouvelles sociétés de se lancer sur le marché, aux acteurs présents de developper de nouveaux produits sans crainte de poursuites. Comme le déclare Maxine Lynn une avocate américaine spécialisé dans le doit de la propriété intellectuelle, "La course est lancée pour créer l'expérience orgasmique la plus fantastique que l'on puisse imaginer sur une connexion Internet. L'utilisation des jouets sexuels étant de plus en plus acceptée par les consommateurs, la demande de produits explose. Cela signifie qu'il y aura un excellent rendement pour les nouveaux jouets qui peuvent réaliser tous nos rêves humides !

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La confirmation officielle de la fin du brevet télédildonics

L’industrie des sextoys toujours victime de préjugés et de stigmatisation

Un nouveau départ pour le marché des sextoys

Selon des experts, le secteur des jouets sexuels accuse un grave retard sur les autres secteurs économiques en termes d’étendue et de qualité du développement de haute technologie. L’existence de brevets n’est pas la seule raison à ce frein, les préjugés envers les sextoys ont éloigné les talents. Pire, cette stigmatisation a empêché des investisseurs de soutenir les entreprises de la sextech. L’expérience française de B.Sensory et son Little bird en est la triste confirmation. Parce qu’il faut toujours de l’argent pour développer une industrie, quelle qu’elle soit. Et on peut espérer que cette tendance s’inverse.

Le futuriste Howard Rheingold a inventé le terme "télédildonique" il y a 28 ans pour décrire les jouets sexuels contrôlés à distance par ordinateur. Les télédildoniques d'aujourd'hui se présentent sous différentes formes, comme un gode contrôlé par une application ou un dispositif à manchon et un vibrateur dont les mouvements sont transmis l'un à l'autre - lorsque le vibrateur pénètre dans le vagin, le manchon serre automatiquement le pénis.

Avec le brevet derrière eux, “Les créateurs devraient être en mesure de consacrer plus de ressources" à la conception de dispositifs innovants”, expliquait un professeur d’université américain., "libres du stress et de la perte financière de la défense contre des revendications excessives de contrefaçon.

Il ne reste plus aux fabricants de sextoys connectés qu’à garantir la confidentialité des données personnelles pour éviter de se retrouver devant des difficultés comme en ont connues certaines société par le passé. La blockchain appliquée à la sextech pourrait être la solution d’avenir.

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