BÉBÉ DÉMONI | L’influenceur Baby Demoni est décédé à 24 ans : « Traces d’asphyxie… »

Le monde des médias sociaux en Colombie a été secoué par la mort tragique et prématurée de María Alejandra Esquin, connue par ses légions de followers sous le nom de « Bébé Démoni ». À 24 ans, cette charismatique créatrice de contenu, qui comptait plus d’un million de followers sur des plateformes comme Instagram et TikTok, a été retrouvée morte dans des circonstances qui ont ouvert un profond fossé entre ses proches, générant un tourbillon de spéculations et de versions contradictoires.

La nouvelle, confirmée par son amie proche, l’influenceuse et femme d’affaires Yina Calderón, a non seulement laissé un vide dans sa communauté, mais a révélé un réseau de soupçons qui pointe directement vers son partenaire amoureux et qui maintient l’opinion publique en haleine pendant que les autorités font avancer l’enquête.

Ce qui a commencé comme une triste nouvelle s’est rapidement transformé en une affaire complexe, où les déclarations de ses proches se heurtent de front, peignant deux scénarios radicalement opposés : un possible homicide masqué ou un tragique suicide. L’incertitude entourant sa mort a mis en évidence la frontière ténue entre la vie publique et les drames privés, laissant ses partisans choqués et exigeant des réponses claires sur ce qui est réellement arrivé à María Alejandra au cours de ses dernières heures.

L’ombre d’un doute : « traces d’asphyxie » et accusation d’homicide

La première et la plus explosive version des événements est venue de l’une des personnes les plus proches de « Baby Demoni », la célèbre DJ Yina Calderón. Brisée par la douleur, Calderón a utilisé ses réseaux sociaux pour annoncer la terrible nouvelle, mais ses paroles allaient au-delà de la lamentation, semant le doute et pointant vers un possible homicide. Selon son histoire, tout a commencé par une vive dispute entre l’influenceuse et son petit-ami dans la maison qu’ils partageaient. Peu de temps après, c’est son petit ami lui-même qui a appelé pour lui annoncer que María Alejandra « s’était pendue ».

Cependant, pour Yina, cette explication ne convenait pas. L’élément clé de son accusation réside dans un détail glaçant qui, selon elle, a été détecté à l’hôpital : « ils ont trouvé des traces d’asphyxie », a-t-elle déclaré, visiblement affectée. Cette information est essentielle, puisque les marques d’asphyxie dues à l’étranglement sont médico-légales différentes de celles de pendaison, ce qui alimenterait la théorie d’une agression physique antérieure. La voix brisée, Calderón a lancé un appel public : « J’espère que cette affaire ne restera pas impunie », transformant sa douleur en un appel à la justice et attirant l’attention de milliers de personnes sur son petit ami comme principal suspect d’un crime.

Un message inquiétant et l’hypothèse du suicide

Dans une tournure inattendue, le récit d’un éventuel meurtre a été directement contredit par une autre personne de l’entourage du défunt : Juliana Calderón, la sœur de Yina. Son témoignage offre une tout autre perspective, penchant vers l’hypothèse d’un possible suicide ou d’un épisode grave d’automutilation, et se concentre sur la santé mentale de l’influenceuse. Juliana a raconté dans une vidéo qu’elle était avec « Baby Demoni » peu de temps avant l’issue fatale. En quittant la maison, elle a reçu un message inquiétant qui l’a profondément alarmée. « J’ai ressenti un pressentiment et j’ai fait demi-tour aussi vite que possible », a-t-il expliqué, laissant entendre que la jeune femme pourrait traverser un moment de crise personnelle.

Cette version coïncide avec la déclaration de son petit ami, qui affirme avoir trouvé María Alejandra « en train de se faire du mal » et que, avec l’aide de plusieurs voisins, il l’a emmenée d’urgence dans un centre médical pour tenter de lui sauver la vie. Cette chronologie des événements entre en conflit direct avec l’accusation de Yina, dressant un tableau beaucoup plus complexe où l’état émotionnel de l’influenceur devient un facteur crucial pour comprendre ce qui s’est passé. Le désaccord entre les deux sœurs Calderón a ajouté encore plus de confusion et de douleur à une situation déjà dévastatrice.

Bataille judiciaire et enquête officielle en cours

Alors que les réseaux sociaux brûlent de débats et d’accusations, l’affaire a dégénéré sur le terrain judiciaire. Le petit ami de « Baby Demoni », se sentant acculé et publiquement pointé du doigt, a catégoriquement nié toutes les accusations portées contre lui. Il a déclaré que les enquêtes préliminaires confirmaient sa version des faits et a annoncé qu’il intenterait une action en justice pour diffamation contre ceux qui, selon lui, répandent des « mensonges » sur ce qui s’est passé. En outre, il a déclaré avoir reçu des menaces de mort alors qu’il était à l’hôpital, ce qui lui a fait craindre pour sa propre sécurité.

Actuellement, l’affaire est entre les mains des autorités colombiennes, qui sont les seules à pouvoir clarifier la vérité. Les analyses médico-légales, notamment l’analyse détaillée des marques sur le corps de la jeune femme et les résultats de l’autopsie, seront déterminantes pour confirmer ou infirmer l’une ou l’autre des deux hypothèses. Alors que l’enquête se poursuit, la communauté en ligne pleure la perte d’une jeune femme prometteuse, dont la mort, entourée de mystère et de douleur, laisse une blessure ouverte et une question sans réponse : était-ce un crime ou une tragédie personnelle ?