Barcelone demande l’aide du fisc pour enquêter sur la comptabilité des magasins touristiques

L’Adjoint au Maire de Sécurité de Barcelone, Albert Batlle, s’est concentré sur la fonction sociale et la comptabilité de certains boutiques touristiques de Ciutat Vella et a même remis en question le continuité d’activités spécifiques comme la vente d’étuis pour téléphones portables. Dans une interview à l’agence ACN, il a défendu qu’il fallait « éliminer » du quartier les activités qui « n’apportent rien » et a cité comme exemple les célèbres magasins d’accessoires mobiles.

A travers le Plan d’Utilisation, dit-il, nous devons chercher comment supprimer ou « restreindre » ces activités économiques ou d’autres, comme les boutiques de souvenirs, qui, sous prétexte d’une rubrique, vendent des articles « assez importants ». « Vendre des coques de téléphones portables, quelle contribution cela apporte-t-il ? »qui demande en même temps comment ces établissements peuvent être payer des loyers de 5 000 euros rue Comtal ou Santa Anna et demande l’implication du Agence fiscale pour le clarifier.

Le Plan d’Utilisation servira également à identifier « bien » certaines activités. Rappelons par exemple qu’une suspension de licences a été prononcée dans la vente de graines, puisque suite à une plainte du syndicat des fleuristes, on a constaté que les licences de fleuristes pour vendre des produits CBD proliféraient. Comme l’explique EL PERIÓDICO, le « boom » a été considérable : le district a obtenu 118 licences de 2017 à 2023. « Maintenant, il existe une section spécifique et cette section suspend l’autorisation pour ce type d’activités », commente-t-il. Ainsi, le Conseil municipal dispose désormais d’environ deux ans pour voir comment réglementer l’ensemble des activités autorisées ou non dans l’une des zones les plus encombrées de la ville.

Expulser le vieux Massana

Batlle souligne la « grande transformation » de Ciutat Vella promue par les maires Maragall et Clos et qui s’est traduite par « une action globale » impliquant des actions urbaines, sociales, éducatives ou sanitaires. Depuis, reconnaît-il, il y a eu « des détournements et une dégradation de certaines parties » du quartier. Pour cette raison, il estime qu’il est nécessaire de retrouver « l’esprit » avec lequel la réforme a été entreprise à la fin des années 80 et tout au long des années 90. Ainsi, il parle de promouvoir des activités du point de vue du logement, du logement urbain politiques de planification et que Ciutat Vella retrouve « la dignité et la force » là où elles ont été perdues.

L’édile est également convaincu des démarches entreprises par le conseil municipal pour récupérer l’ancienne Massana. « Il y a eu une utilisation absolument illégale », affirme Batlle, qui estime que rien ne justifie l’utilisation occupation de l’espace en 2020 par les entités de quartier et les mouvements sociaux. « Nous élaborerons des politiques sociales si cela est approprié, mais nous les ferons convenir et diriger par l’administration », dit-il.

Selon lui, cet espace a été dégradé et doit être récupéré comme cela a été fait il y a quelques mois en expulsant le migrant Tancada, qui fait également partie du même complexe. « Nous demandons tout cela dans un processus de récupération d’une zone très critique et sensible, qui est celle des jardins de l’ancien hôpital Santa Creu i Sant Pau, dont nous voulons retrouver la dignité », souligne-t-il. « Il n’y a pas trop de choses à discuter », dit-il à propos de l’expulsion du vieux Massana, toujours sans date fixée sur le calendrier.

« Régulariser » Can Vies

En ce qui concerne Can Vies, un espace squatté et autogéré à Sants depuis 1997, le projet de la Mairie est d’ouvrir un processus participatif dans le quartier et les acteurs clés du quartier tels que les commerçants. Comme l’explique ce journal, les consultations débuteront cet automne. Batlle défend la « régularisation » d’une situation « irrégulière » de ce centre et que la situation du terrain soit inversée et ait un « ajustement à la légalité urbanistique ».

Vie nocturne et tourisme

En ce qui concerne la vie nocturne et le tourisme, qui touchent particulièrement Ciutat Vella, Batlle dit qu’il faut voir comment s’organise la vie nocturne et apprécie le soutien du secteur pour contrôler l’accès et les environnements et minimiser les désagréments dans des zones de plus grande concentration. « Il y a des quartiers de la ville où il y a des niveaux de bruit et de gêne que les citoyens n’ont pas à supporter », reconnaît-il.

L’édile reconnaît que Barcelone a un problème avec la vie nocturne : « C’est une petite ville très peuplée et elle ne dispose pas d’espaces de décompression ». Il y a quelques années, commente-t-il, Il y avait de grandes zones de loisirs dans la zone métropolitaine et de nombreuses discothèques en dehors de la ville, mais elles ferment, ce qui provoque souvent une concentration dans la capitale catalane. Il estime donc qu’il est nécessaire analyser où ils sont placés ce type d’activités ou proposer une aide spécifique pour insonoriser une pièce ou une chambre.

Concernant l’avenir des discothèques du Front Marítim, Batlle dit que le débat est toujours ouvert et qu’il faudra parler avec la Generalitat et l’État, ce dernier étant propriétaire d’une partie des espaces. Selon lui, ces dernières années Le degré d’inconfort dans la zone a diminué « de manière très significative ». Concernant le tourisme, Batlle souligne que Barcelone connaît des chiffres « records » et qu’il faut éviter un point de « saturation ». Ceci est en train d’être corrigé, mentionne-t-il, à travers des actions à Ciutat Vella comme l’extension des limitations des groupes touristiques à 20 personnes par groupe. En outre, il souligne également la manière dont la présence des croisiéristes dans la ville est réglementée et souligne la suspension des permis d’appartement en 2028.