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B-Sensory, une référence pour la sextech française. Le dossier de Sexhightech

B-Sensory, une référence pour la sextech française. Le dossier de Sexhightech

Dossier B-Sensory : chapitre 1

Sexhightech ambitionne de devenir le magazine en ligne officiel de la sextech. Avec une volonté à la fois de présenter toutes les innovations dans les technologies de l’intime mais également de soutenir les startups françaises qui font la sextech. Ce premier dossier est consacré à B-Sensory, une plateforme qui propose de la littérature augmentée et connectée à un sextoy, le Little Bird, avec pour slogan « Lisez Vibrez ». B-Sensory, ce sont 6 personnes à temps plein, 70 auteurs, 370 titres (au moment où nous écrivons ce dossier), dont 50 en anglais, 20 nouveautés par mois.

Dans l’univers de la sextech, Christel Le Coq, fondatrice de la startup B-Sensory en 2014, peut être considérée comme une référence en France. Et ce à plus d’un titre.

D’abord, c’est une véritable innovation dans l’univers des sextoys qui est proposée avec le Little Bird. Il s’agit d’un sextoy connecté à de la littérature augmentée. Le principe est assez simple. Des textes érotiques sont proposés par la plateforme B-Sensory, les passages les plus chauds sont floutés et la lectrice clique simplement sur le passage pour le rendre lisible et permettre au sextoy connecté via Bluetooth de vibrer pendant la lecture.

Référence donc pour le dynamisme. On a vu Christel Le Coq sur tous les fronts pour défendre son projet. Campagne de crowdfunding sur indiegogo, conférence TedxRennesprésence au Consummer Electronics Show de Las Vegas en 2016. Où elle croise Emmanuel Macron à qui elle présente son innovation. Et obtient même un Award dans la catégorie “Wereables technologies ». 

La même année, la startup bretonne est médaillée d’argent au grand prix de l’innovation à la Foire de Paris.

En 2017, on croise encore Christel Le Coq au sextechlab, le premier hackathon français consacré à la sextech.

Sans parler des nombreux articles que l’on peut lire dans toute la presse écrite. Tout semble donc aller pour le mieux et on pourrait penser que le « Petit oiseau » peut gazouiller gaiement.

C’est aller un peu vite en besogne.

Christel le Coq, B-Sensory
Christel Le Coq, fondatrice de B-Sensory

Référence aussi pour les difficultés rencontrées. 2017, c’est aussi l’année où le concours Lépine juge que la présence d’un sextoy nuit à son image et « invite » B-sensory à ne pas exposer. Alors que le Concours Lépine est censé défendre l’innovation.

Deux chaînes de télé, M6 et Canal + annulent  le tournage d’émissions concernant le Little Bird. Comme le déclarera Christel Le Coq à l’époque au Télégramme de Brest : « Au départ, le sujet du sexe les fait marrer et au dernier moment ils n’assument plus, font du rétropédalage… « . Ajoutons à cela que toute publicité sur les réseaux sociaux est interdite, on comprend que par moment elle puisse regretter d’avoir lancé son entreprise en France.

Mais Christel Le Coq est obstinée et croit en son projet…

Faire de B-Sensory une marque à part entière pour attirer les vrais investisseurs

En 2014, Christel Le Coq lance E-Sensory avec pour objectif de créer un iTunes des objets connectés, de pouvoir interfacer n’importe quel type de contenu numérique à n’importe quel objet pour avoir des sensations. La première marque qui est développée est donc B-Sensory dédiée à l’érotisme. Si cela a été un bon choix en terme de communication, c’est resté à priori un choix bloquant en terme de levée de fonds. Comme elle le regrette : « Peut-être que notre erreur de départ a été de porter ce projet en France, dans un écosystème qui est flou, des investisseurs qui mélangent érotisme et pornographie et qui ne veulent surtout pas investir dans ce secteur. »

Et pourtant, il ne se passe pas une journée sans qu’on entende ici ou là les politiques appeler à l’innovation et à l’entreprenariat. « Il y a toujours une forme de schizophrénie par rapport à ce sujet. D’une côté, on veut que les gens fassent des gros business sur les objets connectés sans penser que cela demande des investissements conséquents. Il y a du matériel, de la production avec tout ce que cela peut générer comme risques. Ce qui rend cette activité moins attractive qu’un projet qui serait 100% numérique. De l’autre côté, on voit les investisseurs enfermer des milliers de startups dans des Stations F et aller chercher LE business qui pourra être super rentable, développé par 2 ingénieurs qui n’ont besoin de rien d’autre. Sauf que dans la vraie vie, tout le monde ne peut pas faire cela. »

SI Christel Le Coq est consciente à la fois des difficultés à développer une entreprise dans le secteur de l’érotisme, elle préfère plutôt penser à l’avenir avec plusieurs directions. D’abord sortir B-Sensory de E-Sensory pour en faire une entité à part entière et la recapitaliser avec des personnes vraiment intéressées par le domaine de l’érotisme. Cela lui permettra d’imaginer de nombreuses lignes de business différentes. Parce que comme elle le reconnait : « Certains investisseurs sont très intéressés par le développement de lignes de business sur le marché des jouets pour enfants. Mais ils ne sont pas prêts à investir sur une société qui fait aussi de l’érotisme. »

b-sensory

Un autre axe de développement est l’internationalisation et B-Sensory a déjà de nombreux contacts à l ‘étranger comme au Québec ou au Canada : « Nous devons créer un réseau de distribution en envisageant de nouvelles offres comme l’intégration de la vidéo. Il n’y a pas d’offres pour l’instant dédiées aux femmes, qui font la connexion entre de la vidéo et un sextoy. Cela existe pour les hommes, mais il n’y a rien de vraiment adapté aux femmes. »

Le lancement récent en Grande-Bretagne d’une plateforme de crwodfunding spécialement dédiée à la sextech pourrait être un bon moyen de trouver le financement nécessaire au développement de la startup. Les responsables de AdultXfunding, ont rapidement reconnu la qualité et le potentiel économique du Little Bird.

B-Sensory existe depuis 3 ans, la technologie du Little Bird fonctionne parfaitement et Christel Le Coq sait qu’elle a encore beaucoup de choses à réaliser avec son sextoy. La vidéo, on l’a vu ou comme le dit aussi Gaëlle, (voir l’interview de cette utilisatrice du Little Bird), les livres audio font aussi partie de l’avenir.

Et Christel le Coq de conclure provisoirement « Le Little Bird s’adresse aux femmes et il y a encore peu d’offres sur ce marché qui aient été pensées pour les femmes. On a tous les éléments pour réussir, il ne manque que le cash. Mais je continue de me battre parce que je reste persuadée que nous allons dans le bon sens. »

Découvrez la littérature connectée sur la plateforme B-Sensory

 

Les différents chapitres du dossier B-Sensory

1°) B-Sensory, une reférence dans la sextech
2°) Christel Le Coq : Offrir un kiosque de littérature érotique
3°) Olivier Keraval : La puissance de l’écriture féminine
4°) Viviane Faure : Mettre en scène le plaisir féminin
5°) Léon de Griffes : Une belle imagination pour des histoires tordues
6°) Candice Solère : Détourner chaque chose en objet érotique
7°) Anthony Elliott : Les femmes sont plus exigentes
8°) Gaëlle : Little Bird, une forme d’introspection

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