Ayuso approuvera sa loi sur l’enfant à naître avant Pâques

En plein conflit avec le gouvernement concernant la création d’un registre de médecins objecteurs de conscience à l’avortement et inscrite dans une stratégie de promotion de la natalité, la Communauté de Madrid travaille sur une loi pour reconnaître l’enfant à naître conçu comme membre de la famille afin de demander une aide et d’opter pour les prestations dérivées de la maternité. Cette mesure a été l’une des principales annonces parmi les 50 faites par la présidente de Madrid, Isabel Díaz Ayuso, lors du dernier Débat sur l’état de la région, et sera l’une des premières à se concrétiser.

Chez Sol, on considère qu’il peut être traité selon la procédure de lecture unique, ce qui accélérera son approbation. L’horizon que gère le Gouvernement régional est qu’avant Pâques 2026, il puisse être ratifié par l’Assemblée régionale et ainsi entrer en vigueur. Le 1er octobre, la procédure a en effet commencé avec la publication sur le Portail de Transparence de la consultation publique du projet de loi.

« En principe, il s’agit d’une loi qui ne doit pas nécessairement être complexe en termes de contenu et surtout qui sera très courte », a commenté ce lundi le ministre de la Présidence, de la Justice et de l’Administration locale et porte-parole du gouvernement régional, Miguel Ángel García Martín, lors d’une réunion avec des journalistes. Le gouvernement autonome comprend donc que la réforme du règlement de l’Assemblée, qui permet d’incorporer des amendements pendant le débat en plénière, permet aux groupes parlementaires de présenter plus rapidement leurs propositions et contributions.

La confortable majorité absolue du peuple de la Chambre d’Entrevías garantit également que le texte pourra être approuvé sans problème.

En substance, cette loi permettra que l’enfant à naître soit considéré comme un autre membre de la famille aux fins d’opter pour les avantages accordés aux familles par l’administration régionale. Pour ce faire, prévoit le gouvernement de Madrid, il suffira de fournir un rapport médical certifiant la grossesse. De manière générale et à l’exception des aides qui le précisent, comme l’aide déjà en vigueur de 500 euros par mois aux mères de moins de 30 ans entre la 21e semaine de gestation et deux ans et demi de vie de l’enfant, la prise en compte d’un membre de la cellule familiale s’effectuera à partir du moment où la grossesse pourra être médicalement constatée, quelle que soit la durée de la gestation.

Parmi les aides auxquelles pourront prétendre les bénéficiaires de cette mesure, le gouvernement régional liste toutes celles qui prennent en compte le revenu familial par habitant, comme les bourses pour les études secondaires, pour le premier cycle d’éducation de la petite enfance dans les centres privés, pour les cantines scolaires ou pour les jeunes locataires.

De même, les familles avec deux enfants qui en attendent un troisième seront considérées comme une famille nombreuse aux fins de la demande d’aide. Ils n’auront le titre de famille nombreuse en tant que telle qu’au moment de leur naissance, une reconnaissance qui n’est pas une compétence régionale mais une compétence étatique, mais ils pourront bénéficier de mesures régionales comme la réduction de 6% à 4% des droits de mutation immobilière sur l’achat de logements d’occasion, des déductions d’impôt sur le revenu, pour les frais de scolarité ou l’exonération de certains impôts.

Une fois entrée en vigueur, la Communauté de Madrid sera la première à élaborer une norme à cet égard. Seule la Galice a approuvé une législation similaire, mais se référant uniquement à l’inclusion de l’enfant comme membre de la cellule familiale dans le cas de familles nombreuses. Le gouvernement régional assure que cette nouvelle loi servira à ouvrir une voie similaire dans d’autres communautés autonomes, en plus de contribuer à augmenter la natalité dans la Communauté de Madrid elle-même.