Antonia Navarro, une retraitée interviewée dans l’émission Et maintenant Sonsolesdénonce qu’après une vie active depuis l’âge de 14 ans, il n’a réussi à cotiser que pendant 28 ans et sa pension est restée autour de 800 euros, bien en dessous de la moyenne espagnole, ce qui lui a causé une grande frustration.
Une retraite pleine de sacrifices
Antonia Navarro a raconté dans le programme Et maintenant Sonsoles qui travaille depuis l’âge de 14 ans, avec des postes très divers (« dans un bar, coiffeur, maison de retraite, maisons… »), et assure qu’il n’a pris de vacances qu’à 43 ans.
Malgré cette longue et longue carrière professionnelle, il déclare n’avoir pu contribuer que pendant « environ 28 ans ».
On me dit que je dois prendre ma retraite à 65 ans et 7 mois. Mais je leur dis que si je peux continuer à travailler (…) ils me disent non, que j’ai déjà assez travaillé. Je cotise depuis environ 28 ans, mais pas parce que je n’ai pas travaillé (…) Je n’ai pas arrêté de travailler depuis que j’ai 14 ans (…) et à 43 ans j’ai eu mes premières vacances
Ces mots dressent un tableau difficile : une vie professionnelle marquée par la temporalité, une faible stabilité et de possibles interruptions dans les emplois rémunérés, qui se traduisent par une pension limitée.
Un contraste brutal avec les retraites moyennes
Selon les dernières données officielles, la pension de retraite moyenne en Espagne est d’environ 1 508 euros par mois.
Cela signifie que la pension que dénonce Antonia (800 euros) est bien inférieure à ce que perçoit un retraité moyen.
Antonia Navarro lors de son intervention dans le programme ‘Et maintenant Sonsoles’. / ATRESJOUEUR
Par ailleurs, la Sécurité sociale a annoncé que près de 10,3 millions de pensions contributives seront revalorisées de 2,8% en 2025.
Malgré cette augmentation, le montant déclaré par Antonia sera difficilement proche de la moyenne avec ce faible niveau de cotisation.
Pourquoi votre prix est-il si bas ?
Le cas d’Antonia est un bon exemple pour illustrer à quel point travailler pendant de nombreuses années ne suffit pas pour garantir une pension décente. Facteurs clés :
- Lacunes de cotisation : selon Antonia, ce n’est pas qu’elle ne travaillait pas, mais que dans certains emplois « elle n’était pas assurée ». On pourrait penser que certains employeurs n’y ont pas cotisé ou ne l’ont fait que partiellement.
- Contribution insuffisante : travailler ne signifie pas toujours contribuer autant que possible ; La base de cotisation (le salaire déclaré à la Sécurité Sociale) peut avoir été faible, ce qui limite la future pension.
- Âge ordinaire de la retraite : Elle mentionne qu’on lui a dit qu’elle devrait prendre sa retraite à 65 ans et 7 mois, ce qui suggère qu’elle se situe dans la fourchette légale actuelle pour l’âge de la retraite.
Impact social
Le témoignage d’Antonia met en lumière plusieurs questions essentielles au débat public sur les retraites :
- Inégalités dans le système de retraite : tous les travailleurs ne cotisent pas de la même manière et n’ont pas de trajectoires claires ou stables, ce qui entraîne des retraites très disparates.
- Risque de pauvreté à la retraite : Avec une pension aussi faible, Antonia pourrait être confrontée à des difficultés financières, même si la pension sera son principal revenu pendant sa vieillesse.
- Nécessité d’une réforme : son cas alimente le débat sur la manière d’améliorer le système pour que les carrières précaires, à temps partiel ou intermittentes génèrent véritablement des droits suffisants, comme le dénoncent des associations comme l’ASJUBI40.
En conclusion, Antonia Navarro représente un groupe qui a travaillé toute sa vie, mais qui, lorsqu’ils prennent leur retraite, ne voient pas cet effort se refléter dans une pension décente.
Alors que la pension moyenne tourne autour de 1.500 euros, elle affirme n’en toucher que 800, avec seulement 28 années de cotisation alors qu’elle a commencé à travailler très jeune.
Leur témoignage est un phare pour remettre en question les réformes des retraites et exiger un système plus juste pour ceux qui ont souffert des années de précarité de l’emploi.