D’abord l’Estrémadure, puis l’Aragon. À peine dit que c’était fait. Quelques heures seulement après l’investiture de María Guardiola à la présidence de l’Estrémadure, avec le soutien de Vox, Jorge Azcón va annoncer à 17h30: qu’il y a déjà un accord avec ceux de Santiago Abascal pour son investiture, qui aura lieu la semaine prochaine. Le document s’articulera autour des mêmes étapes qu’en Estrémadure, avec les politiques anti-immigration et le logement comme deux des axes principaux.
Comme l’ont communiqué presque simultanément les deux partis, Jorge Azcón et Alejandro Nolasco, porte-parole de Vox et, vraisemblablement, futur vice-président du nouveau gouvernement, expliqueront les conditions du pacte dans la salle plénière des Cortes d’Aragon, un terrain neutre qui était déjà le cadre choisi pour la signature du pacte PP-Vox en 2023, à cette occasion, entre Nolasco lui-même et la secrétaire générale du PP, Ana Alós.
L’épaisse lettre de l’accord comprendra trois bureaux de conseil pour l’extrême droite, dont un avec rang de vice-présidence, qui devrait être occupé, comme en 2023, par Alejandro Nolasco. Les hommes d’Abascal auront donc un portefeuille de plus qu’en Estrémadure et également un de plus que ceux qu’ils avaient lors de leur précédente période à Pignatelli. De plus, ils conserveront la figure de sénateur régional et occuperont un poste au Conseil des Cortes, qui continuera à être présidé par la populaire María Navarro, avec un membre de Vox comme l’un de ses vice-présidents.
Avec cet accord, qui intervient quelques heures avant qu’Aragon ne célèbre le grand jour de la Saint Georges, il met fin à une situation de blocus politique qui a conduit la communauté à prolonger ses budgets à partir de 2024 et à ses premières élections anticipées, qui ont eu lieu le 8 février. Vox va maintenant revenir au gouvernement d’Aragon presque deux ans après sa première coalition avec les conservateurs de Pignatelli, qui n’a duré que onze mois, et qui a entraîné le maintien du PP en minorité, ce qui a ensuite empêché Azcón de promouvoir de grandes lois et budgets.
Le secret a été total jusqu’à la confirmation de l’appel à l’annonce, même si le président par intérim d’Aragon, Jorge Azcón, a clairement indiqué hier que l’accord était une « question d’heures », et ce matin c’est le président de Vox, Santiago Abascal, qui a assuré qu’il restait « des heures » pour le pacte, sans exclure qu’il puisse arriver aujourd’hui, toujours après l’investiture de María Guardiola.