Le PP prévient que la souveraineté fiscale est « l’étape préalable au référendum et à l’indépendance totale »

Le chef des députés du PP, les Douleurs catalanes Montserrat, s’est chargé d’analyser en quelques minutes les résultats de la consultation avec les militants de l’ERC. Le soutien au préaccord avec le PSC, qui comprend le « concert économique solidaire » pour la Catalogne, est pour Montserrat un pas vers indépendance de la Catalogne. « Ils ne veulent pas améliorer le financement, mais plutôt l’indépendance fiscale comme étape préalable à un référendum, qu’ils donneront également, puis une indépendance totale », a-t-il écrit sur X (anciennement Twitter).

La politique catalane considère que le vainqueur des élections législatives, Salvador Illa (PSC), s’est soumis au « chantage de la direction de l’ERC » pour obtenir l’investiture en échange de « égalité et solidarité » avec le reste de l’Espagne. Montserrat rejette l’appel à l’harmonie d’Illa et Pedro Sánchez, qu’elle accuse d’avoir apporté « la division et confrontation avec le reste de l’Espagne» avec ses concessions aux indépendantistes catalans. Pour elle, Illa est « la continuation du ‘procés’.

Selon l’eurodéputé, ce que les 8.700 militants de l’ERC convoqués à la consultation ont soutenu, c’est « voir Illa à genoux devant son des demandes inacceptables » tandis que le prétendu futur « président » ne résout pas « les véritables préoccupations des Catalans ». « Le déclin continue », a-t-il souligné. Déjà dans la nuit, le secrétaire général, Cuca Gamarra, a souligné que seulement 3.397 personnes (les militants républicains qui ont voté « oui ») vont décider « pour 48 millions d’Espagnols » le modèle de financement. Pour Gamarra, les leaders de l’ERC « ils voient tellement mal leur fête» qui préfèrent investir « un ancien ministre du Royaume d’Espagne » plutôt que de retourner aux urnes.

« À la vénézuélienne »

Peu avant que le résultat ne soit connu, le secrétaire adjoint à la politique régionale et municipale, Elías Bendodo, a déclaré lors d’un événement du parti à La Unión (Murcie) que Sánchez gouverne « à la manière vénézuélienne ». Comme ils vont le faire par stratégie dans toute l’Espagne, Bendodo a fait appel aux socialistes de Murcie et à leur « dignité » et leur a demandé de ne pas baisser la tête et de ne pas permettre « Sánchez de marchander avec le mouvement indépendantiste » au détriment des intérêts de cette communauté.