Choc en France suite aux passages à tabac, dont un mortel, de deux adolescents, après les cours

Samara imaginait à peine ce qui lui arriverait mardi après-midi. A sa sortie de son lycée de Montpellier, un groupe d'adolescents Il l'a frappée et l'a poursuivie sur 400 mètres. avant de s'effondrer près d'une station de tramway. Le cas de cette jeune fille de 14 ans a fait couler des rivières d'encre dans la presse française en raison de sa violence, outre du rôle des réseaux sociaux et des tensions religieuses qui auraient motivé cet événement. Un autre cas similaire s'est produit jeudi avec une fin plus tragique. Shamseddine, 15 ans, a été battu alors qu'il rentrait chez lui après un cours de musique. Après avoir été opéré, ce vendredi après-midi a perdu la vie.

Ces deux passages à tabac ont choqué la France, où ce type d'événements a rapidement un grand retentissement médiatique. « Hier (jeudi), à Viry-Châtillon, un autre drame terrible s'est produit (…). Unissons nos forces face à ce type de violence », a déclaré la ministre de l'Éducation nationale, Nicole Belloubet, sur le réseau social Second. Attaque survenue dans une ville de la banlieue sud de Paris. « L'école doit rester un sanctuaire » et « il faut la protéger des cette violence décomplexée »a déclaré le président Emmanuel Macron lors d'une visite dans une école du 9ème arrondissement de Paris.

Cinq suspects arrêtés

Le parquet a annoncé ce vendredi soir l'arrestation de cinq adolescents, âgés de 15 à 20 ans, soupçonné d'être impliqué dans les coups qui ont mis fin à la vie de Shamseddine. L'attaque à coups de poing et de pied a eu lieu entre deux immeubles à Viry, une ville située à environ 20 kilomètres au sud de la capitale française. Le maire a déclaré que les assaillants Ils ont tenté de « massacrer » la victimeprès de l'institut où il a étudié.

Pour le moment, les motivations exactes de cet événement sont inconnues. Selon le préfet du département de l'Essonne, Rien n’indique qu’il s’agissait d’une bagarre entre gangs. « Il n'y avait aucune tension préexistante ni dans cet institut ni dans ce quartier », a déclaré le préfet, une position équivalente à celle du délégué du Gouvernement. Une source policière a déclaré au journal conservateur Le Figaro qui pourrait être lié à une « histoire de filles ».

Rôle des réseaux sociaux

Dans le cas de l'attentat de Montpellier (sud-est), plus d'informations sont disponibles sur les causes possibles. forces de sécurité Ils ont arrêté trois adolescents âgés de 14 et 15 ans, qui a reconnu avoir battu Samara. « D'après les premières investigations, il semble que cette agression soit intervenue dans le cadre d'un groupe d'adolescents ayant pour habitude de s'insulter et de partager des photos » sur les réseaux sociaux, a indiqué le parquet.

Selon plusieurs élèves du lycée de la victime, la haine qui a provoqué le passage à tabac était due à un compte Snapchat qui se consacrait à publier des photographies érotiques et pornographiques pour se moquer des autres filles de ce lycée. L'une des images était celle d'un des étudiants — et qui avait participé aux coups — sans son voile islamique, qu'elle portait car elle était musulmane pratiquante. Et cela a motivé la bagarre entre les deux adolescents en conflit.

« Depuis que Samara se maquille un peu, l'autre jeune femme (qui l'a attaquée) a passé toute la journée à essayer de la faire kouffar, ce qui signifie infidèle en arabe, et Kahba, ce qui veut dire pute », a expliqué sa mère à la radio Europe 1. Les possibles raisons religieuses qui ont conduit à l'attentat lui ont donné un impact plus important dans une France marquée par des tensions identitaires. Et aussi à cause de l’instrumentalisation qu’en font l’extrême droite et certains médias qui y sont liés.