Cela fait plus de dix ans que la CEI a cessé de demander aux Espagnols leur avis sur la monarchie. Depuis, on ne peut connaître cette perception qu’à travers les entreprises démographiques. L’un d’eux, le Cluster 17, a préparé une enquête pour l’Agenda Public qui reflète le large soutien des citoyens au travail réalisé par le roi Felipe VI. Douze ans après sa proclamation, 58 % des Espagnols jugent bonne ou très bonne la manière dont le chef de l’État exerce ses fonctions, tandis que 35 % la jugent mauvaise ou très mauvaise. Concrètement, parmi les partisans du monarque, 37% qualifient sa performance de bonne et 21,1% de très bonne. Parmi les détracteurs, 19,8 % l’ont qualifié de mauvais et 14,6 % l’ont qualifié de très mauvais.
Par électorat, le soutien au roi est le plus large parmi les électeurs du PP (84,5 %) et il est également majoritaire parmi les électeurs du PSOE (63,3 %), bien que trois électeurs socialistes sur dix évaluent négativement Felipe VI (29,1 %). Au total, le chef de l’État bénéficie d’une meilleure note parmi les électeurs du PSOE que parmi les électeurs de Vox. Dans l’électorat ultra, 39,9% approuvent ses actions et 54,3% la désapprouvent. Il existe également une majorité contre le monarque parmi les électeurs de Sumar et de Junts.
Les appréciations positives l’emportent sur les appréciations négatives dans tous les groupes d’âge, même si le soutien augmente surtout parmi les générations plus âgées. Ainsi, le pourcentage de soutien le plus élevé se situe parmi les Espagnols âgés de 65 à 74 ans (66,6%), tandis que chez les jeunes de 18 à 24 ans, il reste à 47,8%, avec 40,7% de rejet. Par sexe, les femmes accordent à Felipe VI une note légèrement plus élevée (60,9% en faveur de sa performance) que les hommes (56,4%), et parmi ces derniers, les opinions négatives avoisinent les 40%.
Dossier assez transversal
Il n’y a pas non plus de frontière claire dans les opinions entre les revenus élevés et faibles, ni entre les différentes tailles de population. Parmi ceux qui gagnent moins de 1.000 euros par mois, 56,5% évaluent positivement l’action du Roi et 33,9% négativement. Le soutien atteint 59,6% chez ceux qui gagnent entre 2.000 et 3.000 euros, 60,7% entre 3.000 et 5.000 euros et 75,1% chez ceux qui dépassent 5.000 euros par mois.
Le soutien territorial atteint son maximum dans les grandes villes, celles de plus de 250 000 habitants, où 64,7% soutiennent l’œuvre de Felipe VI et 31,3% la rejettent. Le pourcentage est similaire dans les villes de 20 000 à 50 000 habitants (61,8 %) et est nettement inférieur dans les villes de moins de 5 000 habitants, où 52,3 % donnent une évaluation positive et 43,5 % une évaluation négative.