Dernière minute de la crise migratoire de Ceuta et ses dérivés politiques et policiers

Le tribunal de Ceuta enquêtera sur les attaques contre des soldats et des voisins dans la ville autonome, ainsi que sur l’éventuelle acquisition et fourniture parmi les migrants « d’appareils artisanaux aptes à produire une déflagration et à libérer des gaz » contre les forces de sécurité.

Dans une ordonnance à laquelle EFE a eu accès, le magistrat du tribunal de première instance place numéro 6 de Ceuta accepte d’ouvrir une procédure préliminaire suite à une plainte déposée par Hazte Oír, estimant que les faits présentés « présentent des caractéristiques qui conduisent à l’existence possible d’un prétendu délit de trouble public et autres ».

Le magistrat exige une caution de l’association ultra-catholique pour confirmer l’admission de la plainte.

Dans la plainte, Hazte Oir demande d’enquêter sur « l’éventuelle acquisition, fabrication, stockage, transport, fourniture et distribution, parmi les immigrés qui restent à Ceuta, d’appareils artisanaux capables de produire une déflagration et de libérer des gaz, et l’incitation à des comportements violents contre les forces et organismes de sécurité de l’État, contre les forces armées déployées et contre la population civile de Ceuta ».

De même, que « l’agression d’agents des forces et organismes de sécurité de l’État et de membres de l’armée » fasse l’objet d’une enquête, et que soit clarifiée la possible participation – aux délits présumés – de membres d’organisations qui travaillent à Ceuta en faveur des migrants.

La même magistrate a émis une autre ordonnance – à laquelle EFE a eu accès – dans laquelle elle permet à Hazte Oír d’être une accusation populaire dans la procédure précédente déjà ouverte par le même tribunal contre le délégué du gouvernement dans cette ville, Miguel Ángel Pérez, après la plainte déposée par Manos Liminas pour savoir s’il savait du CNI qu’une avalanche pouvait se produire et n’a pas agi.

Concrètement, le juge admet la plainte déposée par Hazte Oír et la joint à la procédure déjà ouverte, précisant que toutes les procédures demandées par Hazte Oír sont subordonnées à la constitution d’une caution de 7 000 euros. EFE