Le gouvernement travaille depuis la semaine dernière sur un plan visant à transférer « en urgence » vers la péninsule 500 des filles les plus vulnérables parmi les migrants qui se trouvent à Ceuta. Le projet ne prévoit pas le transfert de la tutelle des mineurs aux communautés autonomes, comme dans le processus général, puisque ce sont elles qui sont compétentes pour s’occuper des enfants. Dans ce cas, la ville de Ceuta maintiendrait la tutelle qu’elle exerce déjà, même si finalement les petits vivent dans d’autres Communautés autonomes. Les filles seraient prises en charge et prises en charge par des organisations non gouvernementales (ONG) spécialisées dans la prise en charge des garçons et des filles.
Ce plan du Ministère de la Jeunesse et de l’Enfance a été annoncé ce mercredi par la Cadena Ser et confirmé plus tard par ce journal. Le secrétaire d’État et « numéro deux » du ministre, Sira Rego, Rubén Pérez, travaille depuis dimanche à Ceuta pour développer ce programme dans les plus brefs délais. Pendant que le plan est en cours d’exécution et que l’on prête attention aux besoins individuels de chaque mineur, le Ministère recherche, en collaboration avec le Gouvernement de Ceuta, des lieux appropriés pour que les plus petits puissent être protégés.
De Jeunesse et Enfants, ils expliquent qu’ils travaillent depuis plus de 20 jours sur un plan global d’accueil pour tous les enfants migrants non accompagnés, pour lequel l’Intérieur a déjà des membres et des sites. Ces petits s’élèvent à 2 168, même s’il est possible que ce chiffre augmente même un peu plus dans les prochains jours. L’essentiel du projet est inclus dans la loi pour l’accueil des mineurs et qui est contraignante pour toutes les communautés autonomes. Mais le ministère pointe aussi d’autres formules urgentes qui permettent d’accélérer l’accueil dans certains cas.
Parmi elles, la Juventud contacte des ONG qui aident les enfants pour qu’elles accueillent les profils les plus vulnérables « sans qu’il soit nécessaire de transférer la tutelle à la CCAA », expliquent-elles. En principe, l’Exécutif a déjà localisé 500 filles qui pourraient être les premières à traverser la Méditerranée pour se rendre dans la péninsule.
Cette « voie urgente » contournerait le refus exprimé par Vox de prendre en charge les enfants, puisqu’elle a lancé des appels pour les « chasser » et les renvoyer au Maroc. Le PP a assuré jusqu’à présent qu’il respecterait la loi – qui oblige la LACC à être solidaire et à accueillir les mineurs – mais, d’un autre côté, il a également demandé d’expulser les filles et les garçons au-delà des frontières du pays voisin, même si cela est illégal.