MOYEN-ORIENT | Afghanistan, pire pays au monde pour être une femme : « Je ne savais pas qu’autant de droits pouvaient être perdus si rapidement »

A 8h30 du matin, Khadija Amin s’apprêtait à présenter le journal télévisé et discutait, café à la main, avec ses collègues rédacteurs. « On se demandait si un jour on nous laisserait présenter l’actualité sans voile. On ne le portait plus dans la rue, seulement pour apparaître à la télé », explique-t-elle. Nous étions le 15 août 2021 et ces journalistes allaient soudainement perdre leur emploi le même après-midi. « Nous ne pouvions pas imaginer qu’au bout de quelques heures ils prendraient Kaboul », se souvient-il lors d’une conversation avec EL PERIÓDICO.