L’être humain a la capacité d’être son pire ennemi… mais aussi son meilleur allié. Nous sommes capables de détruire, mais aussi de coopérer, de créer et de prendre soin. Or, depuis le développement des réseaux sociaux, il existe des personnes qui se servent des autres pour obtenir le plaisir morbide de les humilier. Il y a quelques semaines, la nouvelle choquante est tombée : un YouTuber français est décédé en direct d’une overdose de cocaïne et d’alcool, encouragé par des donateurs anonymes qui l’ont encouragé à vivre pour consommer toujours plus. Il s’agit généralement de ce qu’on appelle les mendiants du numérique, des personnes sans ressources capables de s’humilier pour consommer de la drogue payée par des spectateurs anonymes, qui, émus par la morbidité de voir les autres être dénigrés, sont capables de « jouir » de la mort de ceux qui se prêtent au défi.
Qu’est-ce qui ne va pas avec l’humanité ? Que se passe-t-il dans la tête d’un type capable de laisser sa copine mourir de froid en direct pendant que d’autres idiots paient pour le voir ? Cela s’est produit en 2020 lorsqu’un YouTuber russe a forcé sa petite amie enceinte à sortir sur le balcon en sous-vêtements, par des températures inférieures à zéro, en échange de 1 000 dollars qu’un sadique était prêt à payer. Cet individu a été condamné à six ans de prison, mais j’aimerais savoir combien d’années a duré celui qui a payé pour voir cela ; probablement rien car ils se cachent généralement derrière des plateformes difficiles à tracer. Ils sont également complices de l’existence de ces pratiques aberrantes, car avec elles ils reçoivent en échange d’énormes sommes d’argent. Selon les données fournies par ce journal, à eux deux, plus de 50 milliards par an.
Je n’aimerais pas penser que les êtres humains ont entamé une régression intellectuelle. Historiquement, le QI moyen augmentait entre deux et trois points chaque décennie, mais il a été détecté que dans les derniers tests, les jeunes présentaient de moins bons résultats cognitifs, notamment une perte d’attention, de mémoire et de connaissances. L’usage excessif des réseaux et le moindre exercice de mémoire nous conduisent vers une génération un peu moins développée dans laquelle certains finissent par se désensibiliser et sombrer dans des perversions inappropriées pour une civilisation avancée.