L’opération de débarquement d’Inditex aux portes de Barcelone s’accompagne d’une recomposition de la promenade qui mène à la plage de Sant Adrià de Besòs. En plus de promouvoir la construction d’un nouveau centre Alcampo plus petit, l’avenue Platja sera réhabilitée sur les 640 mètres sur lesquels elle fera face aux quatre immeubles de bureaux de l’entreprise galicienne. La rénovation de l’une des principales artères de la ville sera réalisée par Inditex et Alcampo, qui assumeront également une partie de la construction de deux passerelles sur la route Rodalies pour relier la zone du complexe de bureaux aux Tres Xemeneies. Pour tous ces travaux de rénovation de l’espace public, le groupe textile et l’enseigne commerciale débourseront 9,17 millions d’euros.
Dans le cadre des accords acquis en échange de l’élévation de leurs installations respectives, Inditex et Alcampo se sont engagés à présenter un projet de réaménagement de l’Avenida de la Platja. Il est prévu d’accentuer son aspect de boulevard, en élargissant les trottoirs, en augmentant la végétation et en conservant celle existante, ainsi qu’en laissant une seule voie de circulation à sens unique. L’itinéraire pour piétons et cyclistes qui relie le centre de Sant Adrià à la côte par la route sera reproduit dans la rue Ramon Viñas, complété par deux ponts sur la voie ferrée. Le réaménagement est évalué à 8,42 millions, tandis que le coût réclamé pour les deux viaducs s’élève à 592 000 euros.
Il est prévu que la construction et la rénovation des environs soient réalisées simultanément. À leur tour, Inditex et Alcampo doivent payer pour la décontamination du terrain, connu pour être affecté par les activités industrielles passées. En l’absence d’étude détaillée, on estime que les deux sociétés devront dépenser 5,36 millions pour éliminer les restes toxiques enfouis. Par ailleurs, les bureaux et hypermarchés devront s’adapter à la prévision du risque inondation sur une période de 500 ans.
Paiement des plus-values
De même, le plan d’urbanisme prévoit qu’Inditex et Alcampo versent 3,77 millions d’euros à l’administration publique lors de la délivrance du premier permis de construire, correspondant à 10% de la plus-value due au changement d’usage des parcelles. Ils passent de 45,61 millions d’euros à 83,32 millions d’euros, ce qui augmentera leur valeur de 37,7 millions avec l’opération. Le montant transféré doit être utilisé pour gérer et agrandir le parc foncier et de logements sociaux de Sant Adrià.
Dans tous les cas, le montant sera collecté par le Consortium Besòs, qui en prend la responsabilité en dirigeant les transformations du lieu. Comme dans les Trois Xemeneies, elle agit comme administration active dans le projet autour d’Inditex. D’autre part, la municipalité espère obtenir 1,33 million d’euros par an grâce aux taxes foncières que génèrent les nouveaux bâtiments, outre les revenus des permis de construire et les taxes sur les activités économiques.
De plus, Inditex et Alcampo paieront 4,27 millions d’euros pour les démolitions et 940 805 euros pour les frais de gestion. La facture totale des différentes charges supportées par les deux sociétés s’élève à 19,75 millions. De plus, ils doivent céder deux terrains chanfreinés – gratuits et urbanisés – et préserver et restaurer la cheminée de l’ancienne usine CELO, située dans l’actuel parking d’Alcampo, là où se trouve le campus Inditex. Il est classé patrimoine à protéger et le projet indique qu’il est à l’étude pour le déplacer vers un espace public proche.