Un agriculteur andalou a expliqué dans une discussion sur le compte TikTok « The Barefoot Man » comment son engagement initial dans l’oliveraie traditionnelle s’est transformé en un problème économique inattendu.
« Je pensais qu’avec mille oliviers je pourrais vivre. Et avec mille oliviers on ne vit pas, ni avec deux mille, ni avec trois mille », déplore-t-il.
Le producteur assure que les évolutions successives du prix des olives ont rendu impossible le maintien de la rentabilité qu’il avait calculée. « Une année l’olive vaut 60 centimes, une autre année elle vaut un euro et demi… » explique-t-il.
Un calcul prometteur qui s’est soldé par une déception
L’agriculteur rapporte que son investissement intervient après une année particulièrement rentable pour le secteur. Avec ces données, il a développé une prévision optimiste.
« Ces mille oliviers produisent 20 ou 25 mille kilos d’olives par an… A 80 centimes, cela fait 20 mille euros par an. Un bon rendement, 20% à vie », dit-il.
Cependant, au moment de la récolte, le prix a baissé : « Cette année-là, je cueille l’olive pour 40 centimes. La moitié de ce prix.
Des coûts croissants et des avantages minimes
La baisse des prix, ajoutée aux coûts d’exploitation de l’oliveraie traditionnelle, a laissé l’investissement bien en deçà de ce qui était prévu.
« Si vous enlevez le prix de l’engrais, vous ajoutez le travail de coupe (taille des oliviers), vous ajoutez les heures de tracteur, vous ajoutez les tracas… vous gagnez un peu d’argent pour cela. Ce qui est mangé pour ce qui est servi », souligne-t-il.
Comme il le dit, cela s’est terminé par « un millier d’oliviers détruits, parce qu’ils ne nous ont pas donné de quoi vivre ».
De la ruine à 3 000 oliviers… mais comme revenu complémentaire
Malgré les difficultés, l’agriculteur a étendu son exploitation à 3 000 oliviers, même s’il souligne qu’il ne s’agit que d’une activité secondaire.
« Maintenant, j’ai près de trois mille oliviers… mais je gagne plus. Si je me consacrais uniquement aux oliviers, je serais sens dessus dessous », conclut-il.
Utilisateurs qui ne partagent pas votre vision
Après la publication de cette vidéo virale, avec plus de 833 000 vues en un mois, certains agriculteurs et utilisateurs du réseau social ont manifesté leur désaccord avec ces propos avec des commentaires tels que : « Tout va mal avec les oliviers. Mais les Land Rover, les appartements sur la plage, les tracteurs,… tombent du ciel. Même moi, étant fonctionnaire, je ne peux pas y prétendre 😅 » ou « Tous les éleveurs, les agriculteurs perdent de l’argent mais ils ne travaillent pour rien. sinon… et ils ont de bonnes voitures, fermes, bateaux, etc… pour faire des pertes, ils ne sont pas mauvais ».