UNIVERSITÉ COMPLUTENSE VITO QUILES | Le déploiement de la police arrête la tentative de Vito Quiles d’entrer à l’Université Complutense

L’agitateur politique Vito Quiles avait convoqué ce mercredi, à 17h00, un événement à la Faculté de Sciences Politiques de l’Université Complutense de Madrid (UCM) dans le cadre de sa tournée Espagne combative. Cependant, l’université a rappelé qu’elle n’avait reçu aucune demande d’autorisation pour accueillir l’activité et que l’événement manquait donc d’autorisation officielle.

« On se voit ce mercredi à la Complutense. Nous allons colorer de rougeâtre le fief de Podemos malgré les menaces des violents et des extrémistes », avait publié Quiles sur les réseaux sociaux quelques jours auparavant, après avoir annulé l’événement qu’il avait prévu le 3 novembre dernier à l’Université de Navarre, suspendu en raison d’affrontements entre groupes d’étudiants.

L’Université Complutense a publié mardi un communiqué précisant qu' »aucune demande n’a été enregistrée par les voies officielles établies pour le transfert ou l’utilisation des espaces universitaires » et a rappelé que toutes les activités doivent avoir une autorisation préalable pour « préserver la sécurité, la coexistence et le déroulement normal des tâches académiques ». Par ailleurs, le centre a réaffirmé son « attachement aux principes de respect, de pluralité et de dialogue constructif », soulignant que la liberté d’expression « s’exerce toujours dans le cadre juridique et académique qui régit les établissements publics d’enseignement supérieur ».

Manifestants contre l’agitateur politique Vito Quiles, ce mercredi dans la Cité Universitaire de Madrid / Nahia Peciña / EFE

Bien qu’il n’ait pas d’autorisation, Quiles s’est présenté à la Faculté de Sciences Politiques, où des centaines de jeunes se sont rassemblés aux portes du bâtiment avec une banderole sur laquelle on pouvait lire « Fascistes hors de l’université », menés par plusieurs manifestants cagoulés.

Plus d’une douzaine de fourgons de la Police Nationale ont été déployés autour du campus de Somosaguas, qui ont établi un large cordon de sécurité pour maintenir séparés les deux groupes rassemblés : l’un devant la faculté, avec des drapeaux républicains, et un autre en haut de la rue, où étaient brandis les drapeaux de l’Espagne et la Croix de Bourgogne.

L'agitateur politique Vito Quiles, ce mercredi à Ciudad Universitaria

L’agitateur politique Vito Quiles, ce mercredi à Ciudad Universitaria / Nahia Peciña / EFE

L’intervention de la police a permis aux deux groupes de se rencontrer, évitant les confrontations directes et garantissant le déroulement normal de la journée universitaire. Cependant, à la fin de l’événement, Quiles s’est tenu sur un banc pour s’adresser à ses partisans, et à ce moment-là, un groupe adverse s’est approché, lançant des insultes aux participants, obligeant les agents à intervenir à nouveau pour séparer les deux côtés.

« Je n’ai rien vu de pareil dans ma vie. Des centaines de policiers et des dizaines de fourgons pour isoler une conversation pacifique avec des étudiants à l’extérieur du Complutense. Ce qu’ils ont fait avec l’Espagne est criminel et c’est une dictature banane », a écrit l’agitateur sur ses réseaux sociaux.