Savez-vous où se trouve la plus longue ligne droite d’Espagne ? Il parcourt près de 23 kilomètres, sans virages

Le réseau routier espagnol se présente sous de nombreuses formes et couleurs. Des routes à péage et autoroutes aux petites routes provinciales et régionales, la surface et le tracé de l’asphalte varient, s’adaptant au terrain et s’y adaptant.

Comme c’est le cas dans différents domaines de la vie, il existe également des records pour les routes avec le plus de virages, les plus hautes et, dans ce cas, pour les routes avec la plus longue ligne droite.

C’est-à-dire pour ces routes qui s’étendent sur des kilomètres et des kilomètres en traçant une ligne droite parfaite, sans courbes ni détours.

Entre Cuenca et Albacete

En Espagne, cette mention honorable revient au tronçon de l’autoroute N-301, qui passe entre El Provencio (Cuenca) et Minaya (Albacete).

Comme l’a souligné le docteur en génie civil et ingénieur géologue et professeur à l’Université d’Alicante, Luis Bañón, ce tronçon de route nationale atteint près de 23 kilomètres en ligne droite, ce qui en fait la plus longue ligne droite d’Espagne.

L’intensité journalière moyenne (ADI) de trafic sur cette ligne droite de 23 kilomètres est de 3 000 véhicules par jour.

Comme le souligne le professeur, l’origine de cette route est soutenue par le décret royal de 1761 de Charles III « pour faire des routes droites et solides en Espagne », qui n’est rien de plus que la première pierre de notre réseau routier.

De clocher en clocher

Mais il y a aussi un fait curieux derrière la construction de ces routes droites. Le tracé de cet itinéraire relie les églises d’une commune à une autre. Fondamentalement, en traçant une ligne droite du clocher El Provencio au clocher Minaya, on obtient le tracé exact de la route.

De plus, cette ligne droite, mesurée jusqu’au clocher de La Roda, la ville voisine, la plus longue ligne droite d’Espagne, aurait atteint jusqu’à 40 kilomètres.

Alors qu’à l’époque on préférait les routes très droites, aujourd’hui de tels itinéraires ininterrompus ne sont pas construits pour éviter les excès de vitesse, l’éblouissement et la fatigue ou la perte d’attention du conducteur, explique Bañón.