Apple et Meta font appel de l’amende de 700 millions d’euros infligée par l’Union européenne

Apple et Meta ont saisi les tribunaux pour tenter d’annuler la décision antitrust de la Commission européenne qui a abouti à des amendes d’un montant total de 700 millions d’euros.

Les deux géants américains de la technologie ont présenté lundi des recours contre la décision de l’exécutif de l’Union européenne, qui leur a imposé en avril dernier une sanction économique historique en déterminant que tous deux avaient violé le Digital Markets Act (DMA), qui fait partie de leur réglementation numérique pionnière.

Dommage pour les applications et les consommateurs

L’UE a ensuite infligé une amende de 500 millions d’euros à Apple pour ne pas avoir autorisé les développeurs d’applications opérant dans l’écosystème de l’entreprise à diriger leurs utilisateurs vers des offres extérieures à l’App Store, son magasin d’applications. Cette pratique, techniquement connue sous le nom anti-directionest illégal selon le droit européen.

« En raison d’un certain nombre de restrictions imposées par Apple, les développeurs ne peuvent pas bénéficier pleinement des avantages des canaux de distribution alternatifs en dehors de l’App Store. De même, les consommateurs ne peuvent pas pleinement bénéficier d’offres alternatives et moins chères, car Apple empêche les développeurs d’applications d’informer directement les consommateurs de ces offres », a établi la Commission.

Apple a dénoncé que l’amende – dont l’ampleur est sans précédent – « va bien au-delà de ce qu’exige la loi ». « La Commission européenne impose la manière dont nous gérons notre magasin et impose des conditions commerciales déroutantes pour les développeurs et nuisibles pour les utilisateurs », critique-t-il dans un communiqué.

Publicité abusive

Bruxelles a également infligé une amende de 200 millions d’euros à Meta pour avoir adopté des pratiques publicitaires abusives. Depuis novembre 2023, le géant des réseaux sociaux oblige les utilisateurs à payer un abonnement mensuel s’ils souhaitent utiliser une version de Facebook ou d’Instagram qui n’exploite pas leurs données personnelles pour leur envoyer des publicités.

Ce modèle, connu sous le nom payer ou consentir (paiement ou consentement), viole le DMA, qui établit que les plateformes opérant dans l’UE doivent demander le consentement des utilisateurs pour utiliser leurs données et les combiner entre services. Dans son avis, la Commission a noté que Meta « ne donnait pas aux utilisateurs la possibilité spécifiquement requise d’opter pour un service utilisant moins leurs données personnelles » et qu’il « ne permettait pas non plus aux utilisateurs d’exercer leur droit de consentir librement à la combinaison de leurs données personnelles ».

La société de Mark Zuckerberg a affirmé la semaine dernière que la conclusion à laquelle est parvenue l’UE était « incorrecte et illégale ». Meta a annoncé en novembre 2024 qu’elle utiliserait moins les données des utilisateurs européens à des fins publicitaires pour se conformer à la DCE, mais Bruxelles n’a pas encore établi si la refonte du modèle est suffisante.

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