La coexistence entre les habitants de la Carretera de les Aigües et les coureurs et cyclistes qui s’y rendent pour faire du sport génère pour les premiers une série de désagréments qui surviennent depuis des années et qui, au lieu de s’atténuer, s’aggravent. Dans le cas des Barcelonais qui y vont pour courir, le problème est de savoir où ils laissent le véhicule s’ils ne marchent pas jusqu’à la zone. Dans le cas des cyclistes, le problème est différent, lié aux plaintes de certains qui craignent d’être écrasés, ou incommodés, par ceux qui passent plus vite à leurs côtés.
Une femme court à côté de véhicules garés là où ils ne peuvent pas se trouver, vendredi dernier. /MANU MITRU
Le principal problème est que de nombreux conducteurs ne peuvent pas se garer sur les espaces peints. Et nombreux sont ceux qui ignorent chaque jour les panneaux qui indiquent que lorsqu’ils arrivent au parking au bout de Manuel Arnús, sur la Carretera de les Aigües, ils ne peuvent pas tourner à droite, vers la route étroite aux courbes sinueuses qui mène à la Calle del Maduixer, ce que seuls les voisins peuvent faire.
La décharge
Jusqu’à il y a deux semaines, les automobilistes disposaient d’un espace complémentaire, un petit parking improvisé sur l’accotement sablonneux, quelques dizaines de mètres plus bas, à Manuel Arnús, à l’endroit où est apparue il n’y a pas si longtemps une décharge illégale de pneus. Mais il s’agissait d’un parking « hors réglementation », soulignent des sources du Consorci del Parc Natural de Collserola. Et c’est pour cela qu’il est devenu inutilisable : une montagne de sable empêche désormais une voiture de s’y garer.

Le sable s’est accumulé dans ce qui, il y a quelques semaines encore, était un parking irrégulier de la rue Manuel Arnús, /MANU MITRU
Le tronçon de route aux courbes sinueuses, fermé aux non-voisins, présente quelques virages avec une marge de sable à côté de l’asphalte. Quelques voitures stationnent sur ces deux espaces, tolérées par la Police Urbaine si elles ne gênent pas le passage. Mais les voisins disent que le simple fait que deux voitures se rencontrent là dans des directions opposées rend leur insertion très difficile et ils assurent que la menace d’une petite collision est notable.

Deux voitures ralentissent pour se croiser à un endroit étroit de la partie de la route réservée aux voisins. /MANU MITRU
« Nous, les habitants, descendons Maduixer, nous évitons de le faire sur la Carretera de les Aigües », explique un voisin qui préfère que son nom n’apparaisse pas dans l’information. Le même voisin qui estime que le problème prendrait fin si ce tronçon de la Carretera de les Aigües, qui en théorie est réservé à ceux qui y habitent, cessait d’avoir deux directions et n’avait qu’une seule direction en direction du parking. Ainsi, souligne-t-il, ceux qui viennent se garer pour courir devraient réfléchir avant de se tromper de direction.
n’importe quel vendredi
Ce vendredi matin il faisait un peu froid dans le coin. À 8h30, sur la Carretera de les Aigües, sur les 19 places du parking où se termine la rue Manuel Arnús, il n’y en avait à peine qu’une de libre. Quelques plus vides dans ceux de moto. La présence de coureurs et de cyclistes était notable et croissante. A 9h00, il n’y avait plus de places libres et il y avait des voitures qui attendaient que d’autres partent pour se garer. Et un malin qui avait déposé le sien sur une place qui n’existe pas, à l’extrême gauche du parking, juste avant le début du chemin piétonnier en direction de Molins.
Dans tout ce contexte, les habitants de la Carretera de les Aigües ont reçu ce week-end un message d’espoir qui ne semble pas avoir de réel fondement. Certains participent à des chats WhatsApp, dans lesquels ils commentent les problèmes qui les touchent, comme l’insécurité : les vols à domicile sont une préoccupation commune.

Le parking où les coureurs peuvent garer leur voiture, plein, ce vendredi matin. /MANU MITRU
Un des voisins a informé les autres que le week-end dernier, les agents « forestiers » demandaient aux voitures qui entraient dans les virages si elles y résidaient. Il leur a également assuré qu’il y avait eu des sanctions sur au moins 20 véhicules. Mais la police urbaine affirme qu’elle n’a pas infligé d’amende ces jours-ci. Comme le Consortium du Parc Naturel de Collserola, il souligne que ni ses informateurs ni ses agents ruraux n’étaient présents le week-end dernier. Peut-être que le voisin en question attend depuis si longtemps que la municipalité agisse avec plus de force qu’il a imaginé ce qu’il voulait.
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