ARNAQUE AU TABNABBING FENÊTRES OUVERTES | La Police Nationale met sérieusement en garde la population contre le « tabnabbing » : « Ne laissez pas toutes les fenêtres ouvertes »

La Police Nationale a profité de sa présence sur les réseaux sociaux, où elle peut toucher massivement les utilisateurs, pour adresser un avis à la population. Plus précisément, il s’agit de ce que l’on appelle le « tabnabbing », qui est « un type de phishing qui exploite précisément les fenêtres que vous avez ouvertes et inactives ». En quoi consiste-t-il exactement ? « Le cybercriminel remplacera l’un de ces sites Web que vous avez vous-même ouvert par une copie malveillante d’apparence similaire », détaille-t-il. Le problème vient « lorsque vous revenez à l’un de ces onglets et avec des excuses, comme par exemple que la session a expiré, ils peuvent vous demander des mots de passe et des informations personnelles ou bancaires, que vous pouvez vous faciliter la tâche en pensant que vous êtes sur le site Internet que vous avez vous-même ouvert. » Le vol a déjà eu lieu.

Et comment pouvons-nous l’éviter ? « Avec un petit geste, qui implique un changement d’habitude », précise la Police nationale. D’une part, conseillent-ils, « ne laissez ouvertes que les fenêtres que vous utilisez et fermez toutes les autres ». Plusieurs fois, nous ouvrons et ouvrons et accumulons des onglets sans nous en rendre compte. Et d’autre part, « vérifiez à nouveau l’URL des sites Web qui demandent vos données » et, au moindre soupçon, fermez et ne partagez rien.

Qu’est-ce que le phishing ?

Le phishing est une technique de cyberattaque qui vise à obtenir des informations confidentielles des utilisateurs, en se faisant passer pour une entité de confiance par des moyens électroniques. Ce terme vient du mot anglais «fishing», symbolisant la façon dont les attaquants «pêchent» les informations d’identification sensibles en trompant les utilisateurs.

La méthode de phishing la plus courante se fait par courrier électronique. Les cybercriminels envoient des messages qui semblent provenir d’organisations légitimes, telles que des banques ou des services de messagerie, invitant les victimes à fournir des informations personnelles, des numéros de carte de crédit ou des mots de passe. Outre le courrier électronique, il existe d’autres types de phishing qui exploitent différents canaux et techniques d’ingénierie sociale.