Depuis que Salvador Illa a proclamé que la Catalogne devait « diminuer la superficie forestière » pour prévenir les incendies, le gouvernement a approuvé plusieurs paquets d’actions pour agir dans les zones proches des urbanisations et des villes et commencer à réduire le risque d’incendie dans des points spécifiques. Parmi les mesures proposées, il est proposé d’approuver un Plan de Politique Forestière Générale et des subventions économiques pour promouvoir la gestion forestière dans certains bosquets jeunes et « trop denses ».
Mais ce mardi, l’Exécutif catalan est allé plus loin et a accepté d’assouplir la bureaucratie et de supprimer les autorisations nécessaires jusqu’à présent pour travailler dans la forêt. Il a également suggéré de supprimer les frais imposés pour les déclarations d’impact environnemental lorsque la gestion forestière était effectuée avec des machines. Ces deux changements ont été inclus dans un décret-loi qui réduira la bureaucratie sur le terrain pour les agriculteurs et les éleveurs.
Ainsi, en matière de prévention des incendies de forêt, le nouveau décret supprime l’obligation de demander une autorisation pour exercer des activités présentant un risque d’incendie dans les zones forestières isolées de moins d’un hectare. Le Gouvernement justifie la réforme par la croissance du massif forestier, la densification des zones boisées et l’augmentation des grands incendies, facteurs qui, selon lui, rendent nécessaires des actions « extraordinaires et urgentes » pour protéger la population et les biens.
Intérêt général
C’est pour cette raison que la norme inclut un article qui permet de déclarer les travaux de prévention d’intérêt général, ce qui permettra à l’Administration de les réaliser directement sur 75 % des terrains forestiers privés de Catalogne, avec un impact estimé à environ 100 000 propriétaires.
Le texte modifie également la loi forestière catalane de 1988 et réduit de 500 à 400 mètres la bande autour des forêts où les activités présentant un risque d’incendie doivent être autorisées. Cette réduction exclut de la procédure 20% de la zone agricole et urbaine qui était jusqu’à présent concernée et permettra de réduire de 10% le total des activités soumises à autorisation.
La simplification de la procédure accélérera les projets inclus dans les plans de prévention, qui pouvaient jusqu’à présent durer entre six mois et un an. Avec les nouveaux délais, le Gouvernement envisage d’accélérer la construction de quelque 200 points d’eau dans les dix prochaines années.
Moins de frais
D’autre part, le décret intègre également une prime à hauteur de la redevance pour l’établissement des déclarations d’impact environnemental. La mesure vise à réduire au maximum ce coût afin que la redevance ne représente pas un obstacle à son exécution urgente. Concrètement, le bonus sera de 75 % pour les plans de gestion forestière et les défrichements dans les zones à haut risque d’incendie, et de 100 % pour les projets spécifiques de prévention des incendies.
Outre ces projets d’abattage d’arbres dans les zones menacées par les incendies, un autre des axes de la stratégie du gouvernement est la récupération des espaces ouverts. La Generalitat a annoncé un plan que ce journal a avancé il y a quelques mois pour agir dans des enclaves spécifiques comme le Cap de Creus, le Montseny, le massif du Garraf ou la sierra de Llaberia. Les jeunes forêts de pins d’Alep y prédominent, des arbres dotés d’une grande capacité de régénération qui forment des masses très denses et vulnérables. L’objectif est de clarifier une partie de ces zones pour réduire les risques d’incendie et, par la même occasion, favoriser la biodiversité associée aux buissons et aux graminées.
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