La glorieuse saison du Real Madrid, qui a remporté le doublé Ligue et Ligue des Champions, a perdu toute sa valeur en deux jours. Du samedi au lundi. Contre un Barça qui a vécu l’une des pires campagnes de ces dernières années sans aucun titre à afficher. Battus sur l’herbe et sur le parquet, au stade et au théâtre. Madrid a été battu au Bernabéu et embarrassé au Théâtre du Châtelet.
Le club de Florentino Pérez l’a dit à tout le monde le mal perd qui le caractérise. Il a perdu l’histoire du football avec 0-4 et s’est laissé perdre l’histoire de l’honneur, renonçant à recevoir deux des huit récompenses qui lui avaient été décernées, sans être absolument certain que Vinicius n’a pas remporté le Ballon d’Or. Les soupçons étaient suffisants pour faire toute une histoire autour du prétendu affront.
Dani Olmo, Lamine Yamal et Pau Cubarsí, ainsi que le président Joan Laporta. /Franck Fife /AFP
La vente blanche
L’absence de comparution a réduit la catégorie des distinctions, qui n’étaient pas mineures (celle du meilleur entraîneur, Carlos Ancelotti, et celle de la meilleure équipe), à l’insignifiance la plus absolue. Le refus de Madrid d’assister au gala mondial du football et de recevoir les récompenses bien méritées a éliminé les rappels des actes blancs urbi et orbe et il a salué la fréquentation du Barça, qui n’a remporté aucun des quatre titres l’an dernier, a licencié son entraîneur et reconstruit une équipe d’enfants sur le dos d’une dette galopante.
L’abandon madrilène a multiplié le mérite du Barça, avec les apparitions sur scène d’Aitana Bonmatí (Ballon d’Or féminin), Lamine Yamal (meilleur jeune joueur) et Joan Laporta et Alexia Putellas (meilleure équipe féminine). A la somme on peut ajouter celle de Jennifer Hermoso, ancien joueur du Barça et champion de la lutte contre le machisme et l’arrogance pour le moins des dirigeants de la fédération espagnole de football.

La représentation des femmes du Barça lors de la remise du prix de la meilleure équipe du monde. / Mohammed Badra / Efe
Couleur claire et bleue
L’attribution du Ballon d’Or à Rodri, un footballeur hostile à Vinicius, a complété le gala en hommage au football espagnol, avec une représentation dans sept des huit récompenses. Parmi eux, par délégation Kylian Mbappé, Trophée Gerd Müller du meilleur buteur à égalité avec Harry Kane. Le Français a également rabaissé son peuple. La seule exception était Emiliano Dibu Martínez, Trophée Yashin du meilleur gardien.
La fête a été gâchée par le club qui se proclame garant et représentativité de l’espagnolité. Et oui, il y avait le club auquel on attribue et accuse le plus haut degré de dissidence, qui étaitSamedi, ils ont battu six joueurs locaux contre un, huit Espagnols contre un et lundi, ils ont présenté Lamine Yamal et Aitana Bonmatí. prolongeant la renommée de la carrière inépuisable qui a défilé sur la scène : Messi, Xavi, Iniesta, Pedri, Gavi…

Aitana Bonmatí et Rodrigo Hernández, vainqueurs du Ballon d’Or 2024. / Michel Euler / AP
Le Barça a parcouru Paris et les caméras se sont concentrées sur la jovialité et la large présence de l’expédition du Barça. Le gala a rapproché le monde l’innocence de Lamine Yamal et sa présence contre nature à l’âge de 17 ans à la fête des étoiles consacrées. L’émission télévisée a été diffusée l’hymne du Barça avec la désignation de la meilleure équipe féminine de la saison. Le jour évoqué le passé mémorable de la dream team de Johan Cruyff avec la présence de son fils Jordi et Hristo Stoichkov, deux vrais culés, pour remettre le prix à Ancelotti, qui a soutenu la vilaine démission de Madrid.

Jordi Cruyff et Hristo Stoichkov, devant l’écran avec une phrase de Johan Cruyff. / Mohammed Badra / Efe
L’avant-dernière image était la réédition du podium du Ballon d’Or femelle (Aitana Bonmatí, Caroline Graham Hansen et Salma Paralluelo) avec les trois boucliers du Barça, transmettant instantanément la première version masculine de 2010 avec Lionel Messi, Andrés Iniesta et Xavi Hernández. Deux podiums entièrement culés à égalité Les deux podiums de l’AC Milan en 1987 et 1988 avec l’or de Marco van Basten (avec les également néerlandais Ruud Gullit et Frank Rijkaard) et l’italien Franco Baresi).
Le dernier souvenir était Le message de Rodri en partageant sa victoire avec des collègues qui la méritaient auparavant, comme Xavi, Iniesta, Busquets, citant même Casillas.
Rodri a humanisé la nuit avec ses efforts minutieux pour se rendre à Paris avec des béquilles. Il a ramené le football sur terre.