DROIT DES ÉTRANGERS | Le Gouvernement propose au PP de répartir les mineurs migrants en fonction de la population de chaque communauté

Le gouvernement a lancé une dernière proposition au PP afin que la répartition des mineurs migrants arrivant aux îles Canaries soit limitée aux seuls critères de population. Sans prendre en compte donc le PIB ni le nombre de places disponible pour le moment, selon des sources proches des négociations. Ainsi, chaque communauté autonome doit disposer des lieux d’accueil qui lui correspondent selon ce seul critère, sans pénaliser celles qui en ont un plus grand nombre par rapport à celles que l’on dit déjà saturées en raison d’une faible capacité d’accueil. Un modèle de ratio similaire à celui de l’éducation ou de la santé serait ainsi suivi. L’Exécutif a également mis sur la table une offre de financement plus important.

La proposition lancée par le Ministre de la Jeunesse et de l’Enfance, Sira Régoest jugé insuffisant par Gênes, même s’il a été bien accueilli par le gouvernement canarien. L’Exécutif a également proposé un financement plus important de la part de l’État, sur lequel travaille le Trésor. D’autres sources de la négociation, à laquelle participe outre l’Enfance, le ministre de la Politique territoriale, Ángel Víctor Torres, affirment que les conversations se poursuivent avec discrétion et qu’elles espèrent tenir davantage de réunions afin de parvenir à un accord qui garantit le soutien du PP à la réforme de la loi sur l’immigration pour rendre obligatoire l’orientation des mineurs migrants.

Dans le parti d’Alberto Núñez Feijóo, on reconnaît que les rencontres ont été « constantes » et que le dialogue continue. Mais en même temps, ils assurent que ils sont encore « très loin » parvenir à un accord après cette dernière proposition. Surtout parce qu’après avoir conclu un accord avec le président des îles Canaries, Fernando Clavijo, ils comprennent que la plupart des demandes qu’ils mettent sur la table – par la bouche de leurs communautés autonomes – ne sont pas satisfaites. Le financement, affirment-ils, doit être rendu beaucoup plus précis. À commencer par les ressources et les infrastructures de l’État dans les territoires dont les capacités sont déjà largement dépassées.

L’autre atout du Gouvernement est qu’un accord allant dans ce sens annulerait la procédure judiciaire contre le protocole de réception de l’exécutif des Îles Canaries, à l’égard duquel le Tribunal Supérieur de Justice des Îles Canaries a décidé ce lundi de maintenir sa suspension provisoire et le Conseil des Ministres a approuvé la présentation d’un recours pour inconstitutionnalité.

Les sources des négociations indiquent qu’elles sont ouvertes à l’étude d’autres propositions, tant des partis populaires que de la Coalition canarienne, mais avec le seule ligne rouge du « respect des droits de l’enfant ». Un extrême qui laisserait de côté des questions telles que le protocole d’accueil du gouvernement canarien, qui a déjà paralysé le parquet.

Pour le gouvernement, il ne suffit pas de rapprocher les positions du président des Îles Canaries, Fernando Clavijo, mais il est essentiel d’entraîner le PP dans l’accord. C’est à ce moment-là que les socialistes Ils demandent à Clavijo de faire pression sur le peupleavec qui il gouverne en coalition et que l’Exécutif accuse de mettre « des bâtons dans les roues » pour s’entendre sur une solution à la crise migratoire. Sans fissures dans ce bloc, graissé par une proposition commune signée par Feijóo et Clavijo que le gouvernement a interprétée plus comme un obstacle que comme une solution, rien ne suggère un accord. Autrement dit, il faut surmonter ce qu’ils appellent une approche partisane pour aborder le problème d’un point de vue institutionnel.

La politique d’immigration est devenue une arme utilisée entre le gouvernement et l’opposition et bien que depuis la Moncloa Ils accusent la Coalition canarienne d’avoir choisi son campen référence au PP, ils espèrent qu’il acceptera leur dernière proposition et contribuera à garantir les votes du peuple populaire au Congrès pour résoudre le conflit.

Rencontre entre Sánchez et Clavijo

La proposition de réforme de la loi sur l’immigration qui en juillet dernier, il a renversé le PP, avec Vox et Juntsavait été préalablement convenu avec le gouvernement des îles Canaries. Depuis la Moncloa, ils espèrent pouvoir esquisser un accord avant même que Clavijo ne se rende à Moncloa le 11 octobre, dans le cadre des contacts bilatéraux de Pedro Sánchez avec les présidents régionaux.

En fonction de l’évolution des négociations à trois avec le gouvernement présidé par Fernando Clavijo et le PP, le gouvernement envisage de convoquer un nouveau Conférence sectorielle sur la jeunesse et l’enfance pour aborder la question du financement et tenter de parvenir à un accord avec les communautés autonomes sur l’accueil obligatoire des mineurs migrants.