Enquête GESOP : 73 % des Espagnols soutiennent la répartition des mineurs migrants qui arrivent aux îles Canaries

La pression migratoire met à rude épreuve les Îles Canaries. Les vagues de migrants arrivant sur les côtes de l’archipel provoquent des drames périodiques, avec celui du week-end dernier Le fertandis que la confrontation politique entre les différentes administrations en charge de la gestion des étrangers continue de s’intensifier et atteint même les tribunaux. La justice canarienne a suspendu la protocole de gestion que l’Exécutif régional, de la Coalition Canarienne et du PP, avait approuvé, et que le Gouvernement central, du PSOE et de Sumar, avait contesté. Parallèlement, socialistes et populaires ne parviennent pas pour l’instant à se mettre d’accord sur la réforme du système droit de l’immigration pour réglementer la répartition des mineurs migrants dans toute l’Espagne et ils ne se sont mis d’accord qu’en août sur une répartition spécifique d’environ 300 mineurs.

Dans ce contexte, 73,2% des Espagnols sont d’accord avec répartir les mineurs immigrés qui arrivent aux îles Canaries dans toutes les communautés autonomestandis que 21,9% sont contre et 4,9% ne se prononcent pas. C’est la principale conclusion du Enquête politique espagnole que le Gabinet d’Estudis Socials i Opinió Pública (GÉSOP) préparé pour Prensa Ibérica du 23 au 26 septembre. Les partisans de la relocalisation des migrants sont majoritaires dans tous les territoires, mais la clameur atteint 89,3% en Îles Canariesoù seulement 8,6% s’opposent à la mesure. Le soutien à la distribution dépasse 70 % en Catalogne (79,3%), le Pays Basque (77,6%), Galice (76,9%), Communauté de Madrid (75,6%), Andalousie (72%), Castille et León (71,1%), et il est très proche dans le Communauté valencienne (69,5%).

Le soutien dans Castille-La Manche (48,9%), la communauté où l’on constate également le plus grand rejet de la répartition des mineurs migrants (37,2%). L’opposition dans le reste de l’Espagne demeure en dessous de 30% en Castilla y León (27,1%), dans la Comunitat Valenciana (25,7%) et en Andalousie (24,7%), et en dessous de 20 % dans la Communauté de Madrid (17,9%), en Catalogne (16,8%), en Galice (15,3%) et au Pays Basque (14,2%).

Par électorat, le seul électeur qui rompt avec la tendance en faveur de la délocalisation est Vox : deux personnes sur trois ayant voté pour Santiago Abascal Lors des dernières élections (66,7%) ils sont contre la mesure et 28,3% sont d’accord. Cette proportion est inversée dans le cas du PP, parti qui gouverne dans la majorité des autonomies : deux électeurs sur trois des Alberto Nuñez Feijóo (68,7%) souhaitent que les migrants soient répartis dans toute l’Espagne, contre 25,3% qui s’y opposent. Les majorités en faveur de la répartition sont bien plus larges parmi les électeurs du PSOE (87,5%), Ajouter (94,8%), MRC (88,9%) et Ensemble (80,2%), même si deux électeurs puigdemontistes sur dix sont opposés à cette possibilité. Parmi les indécis, 61,8% voient favorablement la répartition des mineurs et 30,9% ne partagent pas l’option.

Par tranches d’âge, les personnes interrogées les plus âgées, à partir de 60 anssont ceux qui souscrivent à la mesure dans un pourcentage plus élevé (80,3%), suivis par les plus jeunes, de 18 à 29 ans (71,7%), et adultes de 45 à 59 ans (70,8%). Entre 30 et 44 ans, le soutien à la distribution reste à 66,4% et le rejet atteint 29,2%.

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