BRIGITTE MACRON | Deux femmes condamnées pour avoir répandu le canular selon lequel Brigitte Macron était trans

La justice française condamnée ce jeudi pour diffamation de deux femmes qui a déclaré sur les réseaux sociaux que Brigitte Macron, épouse du président Emmanuel Macron, était transgenrel, une rumeur qui est devenue viral même aux États-Unis.

Les deux femmes doivent verser 8 000 euros de dommages et intérêts à Brigitte Macron et 5 000 euros à son frère Jean-Michel Trogneux, à l’issue du procès tenu en juin.

« Ce n’est pas une victoire. C’est l’application normale de la loi », a déclaré à l’AFP Jean Ennochi, avocat de l’épouse du président.

Depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, théories du complot sur les réseaux sociaux, ils assurent que Brigitte Macron n’a jamais existémais son frère Jean-Michel Trogneux a acquis cette identité après avoir changé de sexe.

Les femmes condamnées ont contribué à sa diffusion en 2021 lors d’une longue « interview » sur la chaîne YouTube du premier, le « médium » Amandine Royqui a interrogé le deuxième, le « journaliste indépendante autodidacte » Natacha Rey.

« Mensonge d’État »

Dans leur conversation sur ce « mensonge d’État », tous deux parlent du opérations à laquelle Brigitte Macron aurait été soumise, ils assurent qu’elle n’est pas la mère de leurs trois enfants et donnent des détails personnels sur son frère.

L’impact de la vidéo a été bien plus grand, car elle s’est répandue dans le monde entier, notamment aux États-Unis, où elle est récemment devenue virale parmi l’extrême droite, en pleine campagne pour l’élection présidentielle de novembre.

La principale victime de la diffamation Il a rapporté les événements de début 2022. Lors du procès, son avocat a insisté sur les dégâts « énormes » causés par cette rumeur, qui s’est « répandue dans le monde entier ».

« Les pires sont les fausses nouvelles et les scénarios inventés, avec des gens qui finissent par y croire et qui vous touchent, même dans votre intimité », commentait Emmanuel Macron en mars dernier.

Plus de canulars

Cette fausse information Ce n’est pas la première fois sur le couple. Lors de la campagne présidentielle de 2017, Emmanuel Macron a dû rejeter sa demande homosexualité et une relation présumée avec l’ancien patron de Radio France.

Remettre en question le sexe biologique des épouses de dirigeants ou d’anciens premiers ministres est une tactique de désinformation utilisé sur les réseaux sociaux pour épuiser les dirigeants politiques.

L’ancienne Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern, l’ancienne Première dame des États-Unis Michelle Obama et Begoña Gómez, épouse du président du gouvernement espagnol Pedro Sánchez, ont été la cible de ce type de rumeurs.