La CEI a publié mercredi un baromètre qui place l’immigration comme la principale préoccupation des Espagnols, « une préoccupation créée » pour le ministre Elma Saïz. Dans ce contexte, cAlors que la gestion des arrivées côtières et le contrôle des frontières font quotidiennement la une des médias, Le chef de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et de la Migration sert La Poste Andalousele journal Prensa Ibérica, avant son intervention dans le Sommet mondial du football à Séville sur le potentiel de ce sport dans la lutte contre le racisme et les discours de haine.
Dans une semaine également marquée par les images de centaines de personnes tentant d’entrer précipitamment à Ceuta, au cours de laquelle le président des îles Canaries, Fernando Clavijo, a accusé l’exécutif de Pedro Sánchez de se comporter « comme des tyrans à l’école » En pleine négociation pour accueillir davantage de mineurs migrants, l’ancien délégué du Gouvernement de Navarre revendique plus que jamais sa volonté de dialogue.
Aux îles Canaries, près de 6 000 enfants dépendent des calculs du Congrès et des échanges de reproches entre partis. La résolution de l’effondrement du système de garde d’enfants des îles dépendra de la rapidité avec laquelle le gouvernement débloquera son réforme de la loi sur l’immigration. Mais ils ne gèrent pas les délais et le ministre ne commente pas quelles sont les lignes rouges pour cet accord nécessaire.
Ce changement réglementaire vise établir un mécanisme obligatoire de répartition autonome des mineurs et a été renversé par le PP, Vox et Junts le 23 juillet au Congrès, et n’a pas non plus le vote de la Coalition canarienne, qui a choisi d’être d’accord sur ses propositions avec les populaires. « C’est un ‘faux’ pacte », estime Saiz.
La ministre de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et de la Migration, Elma Saiz, dans l’entretien avec « El Correo de Andalucía » à Séville. / M. Quesada
DEMANDER. En trois mois, l’immigration est passée de la neuvième préoccupation des Espagnols à la première selon la CEI. Pourquoi ?
RÉPONDRE. Pour analyser les données, il est très important de différencier un souci réel de ce qui est un souci créé. Si l’on analyse aussi un peu plus ces données, on constate que lorsqu’on demande directement aux citoyens si cela impacte directement leur vie, le résultat chute considérablement.
Il s’agit d’un problème créé par les forces politiques d’extrême droite qui envoient des messages xénophobes, encourageant les canulars et la désinformation sur la population migrante. Une croyance nourrie de manière irresponsable ces derniers mois. Plus précisément, depuis juillet dernier, lorsque le débat a eu lieu autour de l’article 35 de la loi sur l’immigration. Généré par les messages que nous entendons jour après jour de la part du PP pour tenter d’expliquer l’inexplicable, qui est sa position de refus de prendre en considération cet article 35 et sa modification.
Il s’agit d’un problème créé par les forces politiques d’extrême droite qui envoient des messages xénophobes, encouragent les canulars et la désinformation sur la population migrante.
Q. Ne pensez-vous pas que la bataille entre l’exécutif central et les îles Canaries, où le PP est un partenaire gouvernemental, sur l’accueil des mineurs, contribue à créer ce sentiment d’alarme ?
R. Je réitère qu’il s’agit d’une préoccupation fictive, car ce que le Parti populaire a fait, c’est de tordre le débat et de lier la migration à des questions négatives, alors que ce que l’on voit, ce que voient les Espagnols, c’est que la politique d’immigration du gouvernement répond au drame humanitaire des îles Canaries.
Le gouvernement espagnol est aux côtés des îles Canaries. Cela a été, cela est et cela sera. Je veux souligner différents postes budgétaires très importants. 50 millions ont été alloués à l’accueil dans un premier temps, puis 50 millions supplémentaires l’année suivante.
Q. ÀLiberto Núñez Feijóo a rencontré Giorgia Meloni ce jeudi avec une information en guise d’étendard : la réduction de 60% des arrivées en Italie. Les recettes de Meloni sont-elles utiles pour l’Espagne ?
R. Non. La politique d’immigration du gouvernement d’extrême droite de Mme Meloni s’oppose radicalement à une politique d’immigration qui place les droits de l’homme au centre. Ce mercredi, j’ai entendu au Congrès des députés de Vox, dont je tiens à rappeler qu’il est partenaire du parti de Meloni en Italie, une déclaration qui assimile les mafias qui trafiquent des êtres humains à l’attention des ONG qui sauvent en mer.
M. Feijóo cherche à se réconcilier avec Vox lorsque la politique d’immigration de Mme Meloni doit être entendue. C’est ce que Feijóo essaie de copier. Mes cheveux se dressent en imaginant ce gouvernement de rêve de M. Feijóo comme président et de M. Abascal comme vice-président.
Mes cheveux se dressent en imaginant ce gouvernement de rêve de M. Feijóo comme président et de M. Abascal comme vice-président.
Q. Le gouvernement est-il prêt à accepter certaines des mesures proposées par le PP comme étant essentielles pour soutenir la réforme de la loi sur l’immigration ?
R. Je tiens à rappeler que le PP n’a même pas donné le feu vert pour le traiter, car après, une fois qu’une modification législative est prise en considération, elle a son débat, ses contributions. Ils n’ont même pas donné leur feu vert à cette procédure. J’espère que l’opposition du Parti populaire est constructive et qu’elle se tient du côté du gouvernement sur une question aussi importante que celle-ci.
Des réunions ont lieu. Comme je l’ai dit, le dialogue ne s’arrête pas. Nous avons eu différentes rencontres avec le président canarien. La main du gouvernement continue de se tendre et j’insiste sur le fait que les îles Canaries ne sont pas seules. Nous soutenons avec des fonds. En outre, le système d’assistance humanitaire a consacré un investissement de plus de 150 millions d’euros à des installations, avec différentes participations à des fonds européens, comme le FAMI, qui, d’ailleurs, dans certains d’entre eux, le gouvernement des îles Canaries, a décidé à un moment donné de ne pas co-gérer.

Elma Saiz a participé ce jeudi au « Sommet mondial du football » à Séville. / M. Quesada
Q. Alors, à quoi êtes-vous prêt à abandonner ?
R. L’accord par lequel M. Feijóo s’est rendu aux îles Canaries est un accord faux. Ils appellent tous les ministères compétents en la matière à participer à l’accord et à ignorer le ministère des Migrations, ce qui démontre un manque total de connaissances. En outre, le Parti populaire n’a pas encore clarifié sa position quant à l’opportunité de rencontrer ou non le président Sánchez. Ils ont appelé à une conférence des présidents alors que Mme Ayuso elle-même a appelé à ne pas se rencontrer et à ne pas avoir de réunions bilatérales. Qu’ils précisent donc quelle est leur position.
Ce que fait le PP, à mon avis, c’est essayer d’expliquer l’inexplicable. Plus inexplicable encore, alors que nous avons accueilli en Espagne plus de 200 000 Ukrainiens, soit plus de 1 700 garçons et filles ukrainiens.
En Espagne, nous avons accueilli plus de 200 000 personnes d’Ukraine, plus de 1 700 garçons et filles ukrainiens.
P. Junts est un parti qui refuse d’accueillir ces immigrés pour ne pas saturer les ressources catalanes et le PSOE en a besoin au Congrès. Quelles sont vos lignes rouges ? Ils exigent la délégation de tous les pouvoirs en matière d’immigration, y compris les frontières.
R. Le Gouvernement, j’insiste, comme dans toutes les questions, a la main tendue pour rechercher le consensus avec les forces politiques et cela sera toujours dans le cadre constitutionnel. Je défends profondément le rôle des communautés dans un État d’autonomie, et c’est la Constitution qui fixe clairement les cadres établis.
Q. Les gouvernements régionaux, y compris celui d’Andalousie, se plaignent du fait qu’on leur a donné la réforme de la loi sur l’immigration et qu’on n’a pas compté sur eux. Andalousie Elle revendique, en tant que territoire frontalier sud, le même traitement que les îles Canaries, Ceuta et Melilla. Pourquoi n’a-t-il pas été inclus ? Le système d’accueil des mineurs andalous est désormais de 115 %.
Je suis absolument en empathie avec un territoire comme l’Andalousie et avec l’ensemble des communautés autonomes. Ce que vous proposez aurait été possible si le débat avait été ouvert. Le fait est que le PP a nié le débat, il a nié le déroulement du débat.
La modification législative parle de répondre aux territoires avec une présence qui dépasse 150% de leurs capacités, mais aussi, bien sûr, qu’elle ouvre la possibilité à d’autres territoires qui ont cette situation d’être également pris en compte. Dans ce processus, l’Andalousie a évidemment la garantie que sa voix sera entendue.
Q. Le Junte d’Andalousie accuse le gouvernement d’envoyer des mineurs camouflés en adultes par la porte dérobée. Il accueille déjà plus de 500 jeunes. Le Gouvernement envisage-t-il d’allouer des financements spécifiques pour des réceptions qui ne sont pas prévues a priori ?
Si nous parlons de financement, trois informations importantes : il y a à peine deux semaines, un nouveau montant de 25 millions d’euros a été approuvé à nouveau lors de la conférence sectorielle du ministère de l’Enfance, celui en charge de la question des mineurs. Il n’y a jamais eu autant de financements dans les communautés autonomes pour assumer leurs pouvoirs.
Q. Mais le Gouvernement envisage-t-il de financer ces placements familiaux d’une autre manière, inattendue et qui fait échouer le système mineur en Andalousie ?
R. Je ne peux pas accepter cette déclaration comme étant bonne. Vous savez qu’à tout moment, dès que vous pensez que l’adulte est mineur, le parquet des mineurs en est informé. Du ministère, nous avons des protocoles pour que lorsqu’un doute est détecté, ils soient particulièrement protégés en tant que mineurs. L’intérêt du mineur est avant tout.
Au moment où l’on peut penser qu’une personne présumée âgée est mineure, le Parquet pour mineurs est informé.
Q. Autre dossier important dans votre portefeuille : la réforme des retraites vient d’être adoptée. Cette semaine, vous avez défendu sa pérennité au Congrès malgré le vieillissement de la population. Quel poids l’immigration a-t-elle et aura-t-elle dans le maintien du système ?
R. Aujourd’hui, 13,7% des membres sont étrangers. Près de 3 millions de personnes. On voit sa présence dans des secteurs comme l’hôtellerie, la construction, mais aussi dans les secteurs liés aux télécommunications, avec la transition numérique. Ils contribuent à hauteur de 10 % des revenus à la sécurité sociale et ne représentent que 1 % des dépenses.
11% des travailleurs étrangers le font en Andalousie. Ils cotisent, ils paient leurs impôts. Grâce à la réforme des règles d’immigration que nous avons promue il y a un an et demi, 60% des jeunes sous tutelle, mineurs non accompagnés déjà en âge de travailler, sont inscrits à la sécurité sociale.
En outre, nous voyons comment différentes institutions nous informent de ces flux migratoires nécessaires pour aborder et affronter la durabilité du système de retraite public, environ 250 000 travailleurs par an.