Pepsico a conclu un accord avec les syndicats pour clôturer le dossier de régulation du travail (ERE) qui entraînera environ 414 licenciements. La restructuration impliquera finalement la suppression de l’ensemble du département commercial en charge de la distribution aux bars, restaurants et magasins, qui représentait environ 16% des près de 2 500 employés que la multinationale maintient en Espagne.
Les centres concernés sont situés à Polinyà (Vallès Occidental), dans la zone franche de Barcelone, à Valence, à Alicante, à Coslada (Madrid), à Leganés (Madrid), à Marratxí (Îles Baléares), à Bilbao, à Saint-Sébastien, à Vitoria et à Málaga. Et les départs s’effectueront progressivement jusqu’au 31 décembre 2028.
La direction a décidé d’externaliser le service et de le confier à des petits et moyens distributeurs sur chaque territoire. « Pepsico poursuit la transformation de son canal de distribution traditionnel en Espagne vers un modèle de distribution indirecte, en ligne avec la tendance majoritaire du secteur », se limite à confirmer l’entreprise. L’entreprise se débarrasse progressivement de ses vendeurs, car ce n’est pas le premier licenciement collectif qu’elle réalise en Espagne. Déjà en 2023 et 2024, ils ont procédé à deux licenciements collectifs qui ont abouti à environ 600 licenciements à eux deux, comme le rappellent les syndicats, et maintenant la sous-traitance a pris fin.
« L’UGT, CCOO et USO considèrent que le résultat obtenu est très avantageux pour toutes les personnes concernées », ont indiqué les usines dans un communiqué. Les conditions obtenues pour les victimes sont bien supérieures au minimum légal. Pepsico, une multinationale aux bénéfices internationaux, reconnaît l’inadmissibilité des licenciements et permet une rémunération diversifiée. « Je comprends la stratégie commerciale, mais je ne comprends toujours pas comment une entreprise qui gagne autant d’argent peut exécuter une ERE », déclare l’un des négociateurs de l’USO.
Les conditions convenues incluent une retraite anticipée à partir de 56 ans, avec entre 70 et 90 % du salaire net assuré jusqu’à la pension. Pour les victimes les plus jeunes, le point de départ est l’interdiction de territoire puis une série de compléments s’ajoutent en fonction de différentes variables. Par exemple, entre 8 090 euros et 17 330 euros par travailleur selon l’ancienneté. Pour les plus récents, il a été convenu d’augmenter le montant minimum légal entre 14 et 17 %.